Squatteurs et architectes : de l’occupation à la co-construction

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REVUE DE PRESSE

Squatteurs et architectes : de l’occupation à la co-construction

A Paris, des collectifs de jeunes architectes et de créatifs montent des projets de construction participative, tournés vers l’usager et à moindre coût. Porté par la crise, le mouvement prend de l’ampleur. Les membres de Quatorze ou de Cochenko qui ont squatté avec Jeudi noir font dans la pédagogie.

A Londres,The Reunion, EXYZT, 2012. | Crédit Photo EXYZT

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L’engin prend forme depuis février derrière le 6B, un gros bâtiment décrépi de Saint-Denis, décoré de bric et de broc par les artistes qui l’occupent temporairement. C’est une grande terrasse en bois sur laquelle s’étend un début de auvent qui donne sur le paysage. De bon matin, trois jeunes hommes s’affairent sur cette installation qui ne ressemble pas encore à grand chose. Avec un peu d’imagination, on se préfigure l’atelier itinérant construit pour un artiste africain. L’une des réalisations du programme de co-construction Nine urban biotopes. Valentin, 23 ans, étudiant à l’école d’architecture de Belleville a dessiné les esquisses : « Il fallait permettre à un artiste de vivre et travailler dans une surface de 35 m2 démontable et transportable dans un camion. Le tout pour un coût de 2.000 euros ». Le résultat semble correspondre à tous les critères. « Ce qui m’a plu, c’est que pour la première fois mon projet scolaire allait prendre une dimension réelle ». Pas facile pourtant : Valentin n’avait jamais percé, cloué, monté les planches sur un chantier. Comme la dizaine d’élèves qui lui ont prêté main forte.

Chantier de l’atelier itinérant du Quatorze, à Paris. l Citazine / Crédit photo Léa Lejeune

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Depuis février, Valentin est épaulé par Romain Minod, un de ses professeurs d’architecture, un brin atypique. Membre de l’association Quatorze, c’est un apôtre de la co-construction, soit une manière de concevoir des projets architecturaux avec les habitants d’un lieu ou d’une ville. « Il n’y a pas que la vision de l’architecture défendue par les industriels, conçue dans des bureaux. Il y en a une autre – pas forcément contradictoire d’ailleurs – tournée vers l’usager », balance-t-il sur un ton revendicatif. Il ajoute à ce concept la participation des étudiants conservant toujours en tête un objectif pédagogique. D’autres mettent en avant l’aspect éco-construit de ces modules respectueux de l’environnement, la récup’ de matériaux, le système D.

Lire l’intégralité de l’article sur Citazine ici

 

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