Chaque année, 3 millions de visiteurs viennent admirer le Mont Saint Michel, l’un des sites les plus emblématiques de France. Mais à l’heure actuelle, le Mont est menacé car il n’est quasiment plus entouré d’eau. Au fil des siècles, les sédiments se sont accumulés à ses abords. Un vaste projet de réaménagement a été entrepris depuis 2006, mais il faudra attendre 2020, pour que ce site au combien important retrouve un nouveau visage.
Afin de commencer à désensabler le site, le barrage de Couesnon a été construit en amont et mis en service en septembre 2009. Un barrage existait déjà mais il a été remplacé par un ouvrage au fonctionnement très différent. Son système de vannes crée des chasses d’eau : les sédiments accumulés seront emportés, naturellement, le plus loin possible dans la baie du Mont Saint Michel.
Aujourd’hui, en période de pointe, 1000 véhicules par heure empruntent la route de 2 km qui mène au Mont-Saint-Michel. Le projet prévoit d’éloigner le parc de stationnement, pour retrouver 15 hectares d’espaces naturels.
Parking et accueil se situeront sur le continent à 2,5 km du Mont, en amont du barrage du Couesnon.
Pour desservir le Mont, un pont-passerelle sera bâti entre à partir de 2012, il sera quasiment transparent et se fondra parfaitement dans le paysage. Il comprendra une partie réservée aux piétons et une route pour les secours et le service de navettes gratuites qui déposeront les visiteurs à 400 mètres du Mont.
vue de la future passerelle menant au Mont
Dès 2014, les touristes emprunteront ce nouvel itinéraire. A pieds ou dans une des navettes gratuites, ils auront le temps de profiter du paysage depuis le barrage puis le pont-passerelle avec une vue dégagée le Mont et la baie.
Le futur parking comprendra 4000 places, il a volontairement été placé en retrait du Mont pour être discret et fondu dans le paysage, dissimulé par des arbres et des digues. Il doit être mis en service dès 2013.
vue sur le barrage de Couesnon et son système chasses d’eau
Objectifs
Le réaménagement va d’abord permettre de rétablir le caractère maritime du Mont, baigné par les marées, mais il va aussi faire disparaître les 15 hectares de parking et la digue-route qui relie l’îlot au continent et qui bloque aujourd’hui les courants. Le site sera ainsi préservé et sa pérennité assurée.







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