Une façade en métal pour un immeuble flambant neuf : quartier Masséna à Paris

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Découverte d’un nouvel immeuble de logements réalisé par l’architecte française Anne Démians dans la ZAC Masséna Chevaleret à proximité immédiate de la gare d’Austerlitz dans le 13e arrondissement de Paris.

Cette opération baptisée M9D4 a de nombreuses spécificités qui en font un bâtiment un peu atypique comme son élégant voile de métal tendu qui habille l’ensemble des façades. Mais ce n’est pas tout. Sa principale particularité est de s’intéresser aux usages – ceux qui concernent tout bâtiment à vocation domestique- et aux paradoxes qui en découlent, comme se protéger de la chaleur et des vis à vis tout en faisant entrer la lumière sans exposer son quant-à-soi…

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Ce travail mené à l’intérieur même de l’édifice à travers notamment une judicieuse répartition des pièces se ressent dans la vêture et donne lieu à 2 « façades-oxymores » : l’une au Sud Sud-Est extrêmement ouverte vers l’extérieur mais protégée d’une mantille métallique composée de grands lés d’acier perforés ; l’autre au Nord Nord-Ouest plus sobre et discrète où se situent les chambres dont l’intimité se trouve préservée. Tel un paysage vertical multifacettes, ce bâtiment mono-matière est un « outil » à habiter.

LE PROJET EN DÉTAILS

Le socle, clairement dissocié des étages, se dresse sur deux niveaux différents de sol, permettant ainsi de rentrer, dans un même soubassement, les deux niveaux d’accès de la parcelle. Cette assise est minérale. Elle s’inscrit dans la continuité du socle en pierre de BUXY, couvrant déjà les soubassements des îlots d’à côté. Ce dispositif entre très vite en résonance avec la brèche ouverte dans les étages supérieurs, affirmant ainsi, à une échelle supérieure, une respiration intérieure, propre à l’îlot.

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Le projet tire avantage des particularités du site, en préservant la liaison piétonne entre la rue Léo Frankel et la rue Jeanne Chauvin, en l’inscrivant au droit d’un porche traversant. Ce passage est commun à tous les habitants de l’immeuble et dessert, de part et d’autre du cheminement, les halls principaux des logements ainsi que les espaces de service mis à leur disposition (les vélos, les poussettes, les poubelles). Cette configuration permet de valoriser les espaces traversant de la parcelle. Elle favorise la perméabilité entre les espaces privés et les espaces publics.

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Les commerces sont glissés dans le corps du socle qui reste adossé au volume ferroviaire dont les tunnels rejoignent la Gare d’Austerlitz. Le parvis se prolonge par un jardin d’agrément, construit comme un petit cloître estudiantin.
Ce jardin, dont on ne peut deviner la présence depuis la rue Léo Frankel se découvre depuis la rue Jeanne Chauvin. Ses lignes directrices reprennent, comme dans une projection sur sol, le dessin aléatoire des fenêtres des logements.

Des effets « améthyste » se révèlent entre le sol et les façades.
Le traitement du sol se matérialise par une alternance serrée de minéraux et de végétaux. C’est un autre jardin, mais privatisé celui-ci, qui apparaît au troisième étage du bâtiment central. Il prolonge cette impression d’ouverture, déjà présente au sol, vers le haut.

RÉPONSES AUX NOUVELLES ATTENTES DU LOGEMENT

Pour Anne Démians, il s’agit de dépasser la stricte fonctionnalité des espaces afin de s’adapter à l’évolution des attentes sur le logement en accord avec les nouveaux modes de vie des familles, qu’elles soient traditionnelles, monoparentales ou recomposées. Le logement offre des lieux confortables matériellement, mais aujourd’hui les attentes se situent au-delà du confort matériel pour favoriser les conditions d’un bien être moral et affectif à même d’offrir davantage de convivialité.

Les logements de l’îlot M9D4 répondent à cette préoccupation par des pièces principales largement dimensionnées qui autorisent différents types d’aménagement. Cette disposition accompagne le besoin des habitants qui, pour se sentir évoluer, ont besoin de transformation dans leur logement, par la reconquête de la mobilité des meubles et le désir de réaménagements faciles. Les pièces de service sont conçues en intégrant des possibilités de variations spatiales afin d’étendre leurs définitions fonctionnelles. En effet, quelle que soit la position – ouverture ou fermeture – des parois coulissantes intérieures, ces pièces deviennent un prolongement de la partie la plus intime de l’appartement ou de l’espace de réception.

En outre, la cuisine est conçue comme un espace annexe du séjour, bien éclairée, elle fait partie de la convivialité de l’appartement. Là encore, le degré de fermeture de cet espace où l’on prépare les repas est évolutif puisqu’il donne à la fois sur la pièce principale mais aussi sur la ville en fonction de l’ouverture ou de la fermeture des parois coulissantes de la loggia.

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UN NOUVEAU PLAN POUR LES LOGEMENTS

Le plan regroupe, au centre de l’appartement, les contraintes fixes et inertes de ce dernier. De grandes surfaces libres sont ainsi dégagées en façade et répondent à ce besoin de plus en plus fréquent d’espaces nus et neutres à peine chargés de meubles. Les pièces de service et les salles d’eau s’intercalent entre les salons et les chambres. Elles proposent des circulations actives dans un dispositif qui permet de sortir le logement du schéma traditionnel de circulation séparant les parties « jour » des parties « nuit ».

Anne DEMIANS considère qu’aujourd’hui les attentes se situent au-delà du confort fonctionnel collectif auquel répond la majeure partie des logements. Selon l’architecte, le logement doit favoriser l’évolutivité par l’appropriation individuelle. Chaque famille, chaque individu doit pouvoir faire évoluer le logement selon ses désirs ou les aléas de son mode de vie.

La pièce principale est au cœur du dispositif. Lieu de la représentation sociale du logement, elle est agrémentée d’une vaste loggia et bénéficie de la proximité immédiate de la cuisine et des pièces de service. La cuisine, véritable annexe du séjour, bénéficie également d’un accès direct sur la terrasse. Les pièces de service quant à elles (salle de bains, WC, rangements) s’intercalent entre l’espace de réception et les chambres.

L’agencement des pièces de service est pensé pour étendre au-delà des chambres la partie la plus intime de l’appartement afin de créer de cette manière une zone de bien-être. Afin de créer un lieu hospitalier ouvert aux échanges, mais aussi suffisamment protégé de son environnement pour garantir le bien-être du logement, cette réalisation se développe sur l’idée de filtres successifs entre les espaces ouverts sur la ville, les espaces de réception et les espaces intimes.

– Premier filtre : matérialisé par la membrane protectrice en métal, véritable drapé tendu à l’extérieur et percé de loggias.

– Deuxième filtre : souligné par la loggia, il est le véritable médiateur entre l’espace public et l’espace privé, et permet à la pièce principale d’être un lieu de représentation sociale.

– Troisième filtre : se singularise par la bande active (en cœur de logement) qui concentre à lui seul l’ensemble des pièces de service, sorte de seuil qui autorise l’accès à l’espace intime de la chambre (ou des chambres).

Sur l’ensemble des niveaux, les logements ouvrent leurs pièces principales au sud, sud-ouest sur la rue Léo Frankel, tandis que les espaces intimes des chambres s’ouvrent au nord, nord-est en cœur d’îlot. Pour parvenir à ce résultat, Anne Démians propose de faire évoluer la classique répartition du logement autour d’une bande active.

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A QUOI SERT UNE BANDE ACTIVE ?

C’est le nom donné au cœur du logement qui regroupe l’ensemble des pièces de service (salles de bain, WC, dressing, buanderie) et qui s’intercale entre le séjour et les chambres pour tout à la fois séparer et réunir. En fonction de l’ouverture ou de la fermeture des séparatifs, la bande active ainsi nommée devient un prolongement de la partie la plus intime de l’appartement ou un prolongement de l’espace de réception.

Cette innovation permet de répondre à plusieurs objectifs importants :

1) Elle offre des prolongements à la fonctionnalité de chaque pièce. Les rangements peuvent être ouverts côté séjour et les salles de bain peuvent l’être sur les chambres comme prolongement de ces espaces intimes. La distribution peut se faire en traversant la salle de bains, le dressing sans passer par la pièce de séjour et inversement, il est possible d’accéder aux chambres par le séjour.

2) Elle permet de fluidifier et diversifier les distributions des appartements. Cette bande active a les caractéristiques d’un filtre poreux par sa capacité à être traversé dans plusieurs directions. Ce qui autorise le bénéfice des doubles orientations des appartements tout en préservant l’intégrité des usages de chaque pièce.

3) Elle intègre l’ensemble des contraintes techniques et structurelles du logement. La parfaite superposition sur l’ensemble des niveaux de ces contraintes permet d’inscrire cet immeuble dans une rationalisation efficace de sa construction et de son coût. L’intimité du logement se mesure à la profondeur de sa loggia qui le sépare de la paroi ouvragée et dessinée de la façade à la manière d’un moucharabieh.

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INTERVIEW D’ANNE DEMIANS

En quoi la construction de logements sur la ZAC Seine Rive Gauche est-elle différente aujourd’hui en comparaison avec le début des années 2000 ?

Le changement tient à la fabrication des projets et au passage d’une commande qui était essentiellement publique vers une commande privée. Le concours des logements M9D4 s’est trouvé à la charnière de ce moment de bascule puisqu’il a été lancé en 2006 et que la livraison du programme est advenue au printemps 2013. Pourquoi tout ce temps ? Il fallait au préalable que la SNCF recouvre les voies ferrées du secteur Rive Gauche et opère une descente de charges pour que les poutres qui franchissent ces voies soient d’abord construites avant même de commencer le bâtiment. En qualité d’aménageur et de société d’économies mixtes, la SEMAPA a lancé le projet en 2006 partant du principe – c’était dans les tenants et les aboutissants du concours – qu’à la délivrance du permis de construire elle passait la main à un maitre d’ouvrage privé, en l’occurrence VINCI Immobilier. A ce moment-là, la commande publique a confiance, mais pas complètement, puisqu’elle veut d’abord verrouiller la qualité architecturale. Il est vrai qu’au début des années 2000 la promotion privée n’avait pas encore fait état d’une vraie volonté de promouvoir une architecture d’avant-garde et de qualité.

Ce qui signifie que les contraintes de la SEMAPA se sont additionnées à celles de Vinci Immobilier ?

Exactement. Mais comme je savais que j’opérerai avec un promoteur privé, j’ai conçu le bâtiment de telle sorte que VINCI Immobilier ne se sente pas brimé dans ses besoins qui correspondent à la loi du marché. Ce qui était une incontournable et qui a été imposé à VINCI Immobilier, c’est la limite de l’espace public. Elle a été décidée en amont par l’architecte en chef de la ZAC, Bruno Fortier, lequel a défini des règles de construction. Notamment celle concernant la volumétrie sur les parties ouvertes et fermées qui se trouvent à cheval sur la rue Chevaleret et l’avenue de France avec un très fort dénivelé. La parcelle avait vocation à être traversée par un espace public uniquement praticable par les habitants de ces logements. Le fait que ce programme se soit trouvé à la charnière d’une commande publique et privée figure à mes yeux comme une chance car il y avait une obligation d’exigence vis-à-vis de la qualité de la peau extérieure de l’immeuble qui était imposée par la ville : je l’ai pris comme un cahier des charges intangible qui ne devait, en aucun cas, faire du tort à la qualité de l’espace public.

On en revient toujours au leitmotiv de votre écriture architecturale, à savoir le distinguo entre l’espace privé et l’espace publique et votre volonté d’harmoniser les deux ?

Pour harmoniser les deux, j’institue une sorte de règle : les ouvertures de l’espace imposé ont un cadre fixe, tandis que les éléments mobiles du logement privatif, comme les fenêtres, les volets roulants et les parois pleines qui sont celles des trumeaux ou les fonds de loggias obéissent à un registre lié à l’intimité, registre qui est adapté au plus près du logement. Autrement dit, la distanciation de la vêture extérieure en acier permet de ne pas voir le dessin des différentes fenêtres – celles de la salle de bains, de la cuisine, du séjour – au profit d‘un paysage libre de son déploiement selon que les moucharabiehs coulissants sont ouverts ou fermés.

Pourquoi avoir opté pour le tout métal des façades extérieures de cet immeuble de logements ?

C’est une façon de répondre à la pérennité d’un bâtiment et de réfléchir à sa capacité d’attraper la lumière d’une manière plus riche. Mon idée était de renouveler le genre et le raffinement des immeubles haussmanniens qui sont remarquables par leur durée dans le temps, leur pierre et leur modénature souvent très riches. Certes, le métal est un matériau plutôt destiné aux immeubles de bureaux, sachant que la notion de pérennité est forte dans le tertiaire. Pourquoi ne l’est-elle pas dans le logement contemporain ? Restait à travailler ce métal d’une façon « domestique », raison pour laquelle j’ai cherché à créer une sorte de voilage dont les perforations sont liées à la dimension d’un être humain, c’est-à-dire à la hauteur de son regard. J’oublie de dire que cette mantille de métal vise à donner l’impression d’une surface tendue afin de gommer la perception parfois stressante et écrasante de dalles superposées des étages.

Quels ont été vos rapports avec VINCI Immobilier ?

Il n’était pas simple, au départ, pour VINCI, de rentrer dans mon univers de plans, d’espaces et de façades. Il faut dire que les contraintes économiques, techniques et urbaines étaient telles, qu’accepter d’écouter, en plus, mes propositions relevait d’un respect et d’un intérêt, à mon égard, assez estimables.

Ce qui me toucha très vite. Ils avaient établi la confiance entre eux et nous et, dès lors, les choses étaient devenues plus simples. Et l’implication des uns et des autres, totale, dans cette affaire qui se présentait comme une chose pas simple à développer. VINCI semblait accepter de « bâtir » autrement qu’à son habitude. Etait-ce à cause de l’intérêt que la Société portait à la Ville de Paris ? Etait-ce à cause de cette posture de « promoteur jeune » que VINCI voulait imposer sur le marché de la concurrence ? Etait-ce à cause de l’attention ou de la curiosité qu’elle exprimait devant le projet que j’avais dessiné ou de l’architecte que j’étais ? En tout cas, rien ne semblait nous opposer et rien ne nous opposa d’ailleurs fondamentalement tout au long de l’opération.
Et si le dessin de l’immeuble construit est aujourd’hui conforme à l’original, on peut penser (et ce sera juste) qu’à la ténacité de l’architecte se sera ajustée l’assurance du promoteur et que sur sa performance se sera aligné notre engagement.

Quel est le prix au mètre carré ?

Le prix de vente se situe autour de 10 000 € au mètre carré habitable et la charge foncière reste bien l’expression des terrains rares. Le prix de construction du même mètre carré est de 1 800 €. Ce montant comprend la construction de l’immeuble, proprement dit, dont on aura dû améliorer l’isolation acoustique aérienne, en général, et faire disparaître toutes les vibrations provenant des voies ferrées souterraines et voisines, en particulier. C’est aussi une construction BBC qui se place dans les objectifs de la règlementation RT 2012 (50 KW/M2). Autant dire que ce ne fut pas simple économiquement.

Les façades

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HISTOIRE DU QUARTIER

A la fin du 20e siècle, la rue Chevaleret – 400 mètres de long – était une artère morne du vieux 13e arrondissement, totalement enclavée dans ce quartier du haut Tolbiac. Située à neuf mètres en contrebas de l’Avenue de France, nouvel axe majeur de la ZAC Seine Rive Gauche, cette rue charnière va devoir s’inscrire harmonieusement dans ce vaste programme urbain que développe la SEMAPA.

En 1998, l’architecte et urbaniste Bruno Fortier gagne le concours de la restructuration de ce secteur en dénivelé. Son idée force est de s’inspirer de la typologie de la rue des Pyrénées – conçue dans le 20e arrondissement de Paris entre 1860 et 1920 – pour donner cette même impression de vallée habitée. Pour cela, l’architecte en chef de la ZAC imagine des escaliers à espaces réguliers de manière à « absorber » cette falaise verticale.

Aussi, dessine-t-il une rue non pas longée de « dominos » habituels, mais scandée d’îlots en quinconces, tantôt en retrait, tantôt à pique, dispositif qui rythme la rue. La clef de la partition est donnée. Mais pas seulement. Deux thèmes sont imposés aux architectes, à savoir : faire usage d’un noble matériau – la brique – ; auquel peuvent s’adjoindre des éléments en métal.

Quinze ans plus tard, la réponse est satisfaisante en cela qu’elle respecte le registre recommandé par Bruno Fortier, registre perceptible au travers des bâtiments nouveaux alentours : l’école Inalco d’Yves Lion, les immeubles d’habitations signés Jean-Claude Buffi, Brenac et Gonzales et celui, tout récent, d’Anne Démians, entièrement habillé, lui, de métal. « Restreindre les matériaux est une bonne chose car je voulais inciter les maîtres d’œuvre à fabriquer un paysage qui ait du charme dans un quartier assez dense puisque c’est la religion actuelle, mais en prenant soin de préserver le ciel parisien », confirme Bruno Fortier.

Plan des Zones d’Aménagement Concerté du périmètre Paris Rive Gauche

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Le chantier dans le quartier Masséna Chevaleret à l’été 2012

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Fiche technique

Nom du projet : M9D4 / Oressence
Paris XIIIème, ZAC Massena Chevaleret
Programme et surface : 55 logements en accession et commerces, 4885 m² S.H.O.N
Maître d’ouvrage : VINCI IMMOBILIER
Aménageur : SEMAPA
Architecte : Anne DEMIANS
Directeur de projet : Martin MERCIER
Chef de projet : Arnaud HOUSSET
Equipe : Chloé DE QUILLACQ, Bertrand DELORME
BET Economiste : Parica International
BET Structure : EGIS
BET Fluide Electricité : Parica International
Coût : 6 900 000 € HT

Crédit photos © Architectures Anne Démians

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