Selon les études des scientifiques spécialisés, une hausse du niveau des océans à hauteur de 1 m pourrait entrainer l’engloutissement de certaines parties du monde : moins de 10 % des Pays Bas, environ 20 % du Bangladesh et 80 % des Maldives pour ne citer qu’eux. Le président des Maldives Mohamed Nasheed est d’ailleurs actuellement présent à Copenhague pour le sommet sur l’environnement et prône un discours alarmiste sur sa situation. Il affirme que si aucune décision n’est prise d’ici la fin de la semaine et qu’aucune mesure n’est imposée aux pays du monde, les Maldives seront englouties…
Le projet Lilypad est donc pour Vincent Callebaut « une réaction au développement de l’urbanisme le long des littoraux et une solution plus durable que les polders éphémères ». Selon les Nations Unies, le nombre de réfugiés climatiques pourrait atteindre 250 millions de personnes d’ici 2050.
Une cité Lilypad répondra à un nouveau style de vie nomade, elle pourra se déplacer selon les courants marins de surface. Sur le plan architectural, après l’aile géante de libellule de la ferme urbaine (voir article ici), Vincent Callebaut a imaginé une feuille de nénuphar géant d’Amazonie.
Elle est structurée en trois « montagnes », dédiées respectivement au travail, au commerce et aux loisirs. Chacune est recouverte de logements, aménagés en jardins suspendus, avec des balcons de 5 à 10 m pour la culture d’un potager biologique.
Surtout, la cité produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme: éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse… Ce cocktail lui permet d’atteindre un bilan énergétique positif à émission de carbone zéro. Les matériaux utilisés pour construire la coque (fibres de polyester, dioxyde de titane) absorbent la pollution atmosphérique.
Actuellement, le projet est toujours à l’étude entre Vincent Callebaut et des scientifiques afin de proposer dans les 50 prochaines années des alternatives écologiques à la vie sur terre. Bien sur, cette innovation suscitera de vives réactions, notamment sur le financement d’un tel projet surtout si ces iles flottantes sont capables de se déplacer sur l’eau, elles ne seront donc assimilées à aucun pays. Et puis qui voudra financer des logements pour les réfugiés climatiques? On peut craindre que ces iles ne soient qu’un nouveau rassemblement de riches capables de se payer le luxe de vivre sur de telles structures un peu à l’image des Palm Islands de Dubai.








Un projet fou bientôt possible: habiter une maison sous marine
Gewoonboot : prototype de maison flottante écologique à Amsterdam
Le Physalia: nouveau concept de jardin écologique flottant qui nettoie nos fleuves
sais une bonne idée la cité flottante mais je craint avec les vent cela soit plus une belle toupie ya comme un problème de conception
HIDA BLOG JEANNE D’ARC » Quelques sites sur les utopies urbaines aujourd’hui