En 2011, le thème fort de la programmation de la Cité de l’architecture sera la place de la nature en ville, qui est l’une des interrogations majeures des concitoyens. Les nouvelles expositions débutent aujourd’hui, le 23 Mars, et durent jusqu’au 24 Juillet.
Le cycle « ville et nature » est un parcours décliné en deux expositions complémentaires. La première, intitulée La Ville fertile, a été confiée aux commissaires-scénographes Nicolas Gilsoul et Michel Péna, qui ont pour mission de rendre compréhensible à un large public les enjeux fondamentaux de cette présence de la nature en ville, en décortiquant les composantes d’une architecture paysagère urbaine et en présentant quelques réalisations emblématiques en France et dans le monde.
La seconde exposition est consacrée au brésilien Roberto Burle Marx, père fondateur du paysagisme moderne.
Pour les enfants, l’exposition-atelier Jardiner la ville est proposée afin d’explorer l’avenir écologique des villes.
Exposition sur La Ville fertile
Composée de deux séquences, cette exposition propose au public d’explorer l’un des sujets majeurs du moment, en replaçant la question de la nature en ville dans une perspective large, qui en aborde les dimensions historique, sociale, culturelle, botanique autant qu’écologique.
La première séquence de l’exposition, intitulée « L’Objet du désir » a été confiée à l’architecte de paysages Nicolas Gilsoul. Elle vise à montrer à travers une mise en scène très théâtrale que lorsque nos fantasmes de nature s’incarnent dans la réalité des villes, ils convoquent une grande diversité d’approches créatives, d’innovations technologiques, de domaines de connaissances scientifiques inédits et de nouvelles urbanités. 16 projets prospectifs et réalisations récentes répartis entre quatre thèmes viennent l’illustrer : « Forêt », « Prairie », « Friche », « Rives ». Le visiteur est invité à un parcours le conduisant de New York (Governor’s Island – WEST8 et High Line – Diller Scofidio+ Renfro) à Paris (Forêt linéaire – agence TER), de Munich (Allianz Arena – Herzog et de Meuron / VOGT) à Beyrouth (Mausolée Hariri – Marc Barani), de Saint-Nazaire (Base sous-marine – Gilles Clément et Coloco) à Détroit, des bords de Seine (Ilex) à Costanera Sur en Argentine…
La seconde séquence, « La fabrique de la ville fertile », confiée au paysagiste Michel Péna, propose une promenade autour de sept thèmes qui guident le visiteur et reprennent les grands éléments – l’eau, la terre, le feu…, incontournables dès lors qu’il est question de nature. Ils sont complétés par les notions de temps, d’espace, et de milieu vivant, eux aussi indispensables pour expliquer à un large public les fondements de la ville fertile. Des Interviews filmés (Augustin Berque, Bernard Chevassusau- Louis, Alexandre Chemetoff, Gilles Clément, Michel Corajoud, Michel Desvignes…) alternent avec des « promenades » parmi quelques réalisations majeures en France, et des « ateliers » thématiques conçus autour des travaux de paysagistes à l’oeuvre, des savoir-faire et des références culturelles qui les inspirent, qu’il s’agisse de Michel Desvignes à Bordeaux, l’agence In Situ à Lyon, Florence Mercier à Ivry-sur-Seine, Jacqueline Osty à Amiens…
Roberto Burle Marx, la permanence de l’instable
La seconde exposition est un parcours-hommage consacré à Roberto Burle Marx (1909-1994), inventeur du paysagisme tropical, dont l’oeuvre a souvent dialogué avec celle de Lúcio Costa et d’Oscar Niemeyer. Cette rétrospective, conçue par Lauro Cavalcanti pour le Paço Imperial à Rio de Janeiro, puis présentée au musée d’Art moderne de São Paulo en 2009, fait découvrir tous les aspects de son travail : de l’approche urbanistique à grande échelle jusqu’au sur-mesure des résidences privées, de Rio à Brasilia en passant par São Paulo et Recife.
Ces oeuvres ont le génie de créer de véritables lieux, quelleque soit la situation : dans la ville, dans l’architecture, dans le paysage. Car Burle Marx aura travaillé sur toutes les échelles, insufflant un esprit poétique aux territoires qu’il investit. Son travail de paysagiste est l’incarnation de la « ville-nature », concept qui prend racine à la fin du xixesiècle avec les cités-jardins et qui est promis à une belle croissance au xxie siècle, avec le modèle de la ville dense.

Cité de l’architecture & du patrimoine – Palais de Chaillot : 1 place du Trocadéro – Paris 16e (mo Trocadéro)
Ouverture tous les jours de 11h à 19h sauf le mardi – Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Tarifs d’entrée des expositions :
Solo La Ville fertile TP : 8 € / TR : 5 €€
Solo Roberto Burle Marx TP : 5 € / TR : 3 €
Jumelé (les deux expositions ensemble) TP : 10 € / TR : 7 €
Combiné (les deux expositions et le musée) TP : 12 €€ / TR : 9 €
Voir le site de la cité de l’architecture de Paris ici.






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