En cette fin d’année 2012, l’heure est au bilan. Pour cela, nous avons établi pour vous le classement des 10 plus hautes tours du monde, prouesses architecturales et symboles du capitalisme de notre société, pour la plupart conçues comme des repères pour leurs villes.
Voir l’article sur tous les records d’architecture 2012 ici
TOP 10 DES TOURS LES PLUS HAUTES DU MONDE
1. Burj Khalifa (2009 – Dubaï, Émirats Arabes Unis) : Haute de 828 mètres, elle comprend 162 étages.
Une tour majestueuse et profilée pour atteindre des sommets encore jamais égalés. Elle abrite notamment un hôtel Armani, des bureaux et des appartements de luxe. Elle est le symbole de la puissance qatari et de la réussite économique liée au pétrole.
Voir l’article sur la tour Burj Khalifa ici
Vue quasi irrationnelle en haut de la tour Burj Khalifa
2. Tokyo Sky Tree (2011 – Tokyo, Japon) : Haute de 634 mètres.
La Tokyo Sky Tree est la tour de télévision de Tokyo, mais aussi la plus haute tour d’émission TV du monde. Son usage est donc légèrement différent des tours de bureaux traditionnelles comme la tour Burj Khalifa et bien d’autres.
Elle possède trois pieds pour une stabilité maximale et une meilleure résistance aux séismes. Sa forme à partir de la mi-hauteur est cylindrique pour une meilleure résistance aux vents. Deux plates-formes d’observation à 350 et 450 mètres offrent un large panorama sur la ville.
Le coût de sa construction est estimé à plus de 550 millions d’euros, financé par Tōbu, le groupe audiovisuel public de la 1ère chaine japonaise NHK et six chaines de TV privées.
Voir l’article sur cette tour ici
3. Abraj Al Bait Towers (2012 – La Mecque, Arabie saoudite) : haute de 601 mètres.
L’Abraj Al Bait Towers est un complexe formé de plusieurs gratte-ciels situé à La Mecque (Arabie Saoudite), dont les travaux ont été achevés en 2012.
Sa tour la plus haute, Makkah Clock Royal Tower, est dotée d’une horloge 6 fois plus grande que Big Ben et qui permet de lire l’heure à 17 kilomètres la nuit.
L’ensemble a été construit à l’emplacement de la forteresse d’Ajyad, un ancien fort de l’époque ottomane datant du XVIIIe siècle, qui fut rasé sur ordre du gouvernement saoudien deux ans avant le début des travaux en 2002.
Le coût du projet est estimé à 1,6 milliards de dollars.
4. Canton Tower (2010 – Guangzhou, Chine) : Haute de 600 mètres.
Encore une tour de radiodiffusion, mais avec la manière : une structure hyperboloïde composée de tubes étirés en torsade.
La tour de Canton est aussi une tour de télévision qui comprend un corps principal de 450 mètres et une antenne aérienne de 150 mètres. Sa plate-forme d’observation en plein air se situe à 450 mètres de haut, et s’étend sur une superficie de 54m de long et 40m de large. L’armature extérieure de la tour se compose de 24 colonnes inclinées remplies de béton, de madriers circulaires horizontales et d’écharpes en acier.
Construite en acier haute résistance (pour matière première), la tour de Canton, pèse seulement 50.000 tonnes. Le niveau particulier de sa conception parasismique la fait résister à n’importe quel coup de vent fort et au tremblement de terre de magnitude 8 et plus.
La nuit, trois projecteurs d’une portée d’1 kilomètre pointent directement sur les trois bâtiments principaux de la ville de Canton : l’immeuble de Zhongxin, et les tours jumelles situées dans la nouvelle ville de Zhujiang.
5. CN Tower (1976 – Toronto, Canada) : Haute de 553 mètres.
L’édifice, destiné il y a 35 ans à montrer la puissance industrielle du Canada, est aujourd’hui l’un des symboles les plus forts du pays.
Originellement prévue comme une antenne pour la radio et la télévision, elle est maintenant l’une des principales attractions touristiques de Toronto. Les visiteurs peuvent accéder à une plate-forme comportant plusieurs niveaux entre 342 m et 351 m d’altitude : un restaurant, une plate-forme d’observation à l’air libre, ainsi qu’un plancher transparent.
6. La tour Ostankino (1967 – Moscou, Russie) : Haute de 540 mètres.
La tour Ostankino est une tour autoportante de radio-télédiffusion, conçue par Nikolaï Nikitine. Elle est actuellement la quatrième plus haute tour autoportante du monde et diffuse les programmes de 15 chaînes de télévision, 14 chaînes de radio ainsi que des canaux de TV par satellite.
7. Willis Tower (1973 – Chicago, Etats-Unis) : Haute de 527 mètres.
La Willis Tower (anciennement Sears Tower) est un gratte-ciel achevé en 1974, imaginé par l’architecte Bruce Graham. Dépassant l’ancien World Trade Center, c’était le bâtiment le plus haut du monde (442 mètres et 108 étages) entre 1974 et 1998.
Ses étages supérieurs possèdent une attraction touristique, le Sky Deck situé au 103e étage soit à 412 mètres de hauteur, qui donne l’impression de marcher dans le vide.
8. Taipei 101 (2004 – Taipei, Taiwan) : Haute de 509 mètres.
La tour Taipei a été le plus haut gratte-ciel du monde avec 508 mètres avant d’être dépassé le 21 juillet 2007 par le Burj Dubaï culminant alors à 512,10 mètres.
La tour Taipei 101 comporte 101 étages (d’où son nom) et 5 niveaux de sous-sols. De part sa taille la tour domine très largement les autres buildings de Taipei.
Défini par ses concepteurs comme « un majestueux bambou bleu turquoise », l’édifice a été réalisé par le groupement d’architectes C.Y. Lee & Partners Architects. Esthétiquement elle ne fait toutefois pas l’unanimité, certains la comparent à une immense tige de bambou, de verre et de métal.
Taipei 101 est également chargée de symbole et de référence à la culture chinoise notamment. Les lieux respectent ainsi les principes du Feng-Shui avec entre autres une fontaine spéciale dédiée à cet art chinois de l’agencement des espaces.
Taiwan est une île soumise aux typhons et aux tremblements de terre. La tour 101 est ainsi équipée d’une boule d’acier de 660 tonnes suspendue au 92e étage de la tour. Elle est dotée d’une amplitude pouvant aller jusqu’à 1,5 mètre pour amortir de 30 à 40 % les mouvements de l’édifice causés par des vents violents dus aux typhons, un tremblement de terre ou une collision avec un aéronef léger.
Voir l’article sur le projet de rénovation énergétique de Taipei 101
9. Shanghai World Financial Center (2008 – Shanghai, Chine) : Haute de 494 mètres.
L’édifice se trouve près de la tour Jinmao, le deuxième plus haut gratte-ciel de la ville. Avec une hauteur de 494 mètres, ce complexe s’élève sur 104 niveaux, incluant trois sous-sols.
Entre le 5ème et le 77ème étage, on trouve les bureaux tandis qu’un hôtel s’étend du 79ème au 93ème étage. Enfin, des espaces d’observation et d’expositions se tiennent du 94ème au 100ème étage.
Trois plate- formes d’observation sont installées entre les 94ème et 100ème étages. Le 94ème renferme un espace d’expositions et une plate-forme panoramique d’une superficie de 700 mètres carrés et le 97ème, une passerelle tandis qu’un pavillon d’observation d’une longueur de 55 mètres a été construit au 100ème étage.
Le plus haut du monde en son genre, ce dernier dépasse la tour de la télévision canadienne (447 mètres au-dessus du sol) et celle de Dubai (440 mètres au-dessus du sol).
Afin de se protéger des vents violents, la tour comporte, au 90ème étage, deux amortisseurs à masse accordée permettant de réduire les oscillations de l’édifice pendant les tempêtes et tremblements de terre.

10. International Commerce Center (2010 – Hong Kong) : Haute de 484 mètres.
Hong Kong entretient une belle tradition de gratte-ciel en raison notamment du peu d’espace constructible dans le coin. Cette tour a la particularité d’être au bord de l’eau et fait face à l’International Finance Center, son aîné légèrement moins majestueux.
La tour établit de nouvelles normes d’échelle et de durabilité dans sa conception. Elle abrite des bureaux, une plate-forme d’observation 360 degrés, et le plus haut hôtel du monde, The Ritz-Carlton Hong Kong.
Baptisée Supertall, la tour est la pièce maîtresse du projet de remise en état du quartier d’Union Square, qui comprend un nouveau centre urbain avec des espaces de loisirs, des bureaux, des commerces, et des hôtels. Subtilement effilés, les angles de la tour sont rentrants et les courbes en pente douce sont conçues pour optimiser sa performance structurelle.







































Dubaï n’est pas au Qatar…