La nouvelle LGV (ligne à grande vitesse) Rhin-Rhône sera mise en service dans un peu moins d’un mois, le 11 décembre 2011. Cette ligne permettra à terme de relier le nord de l’Europe et l’Est de la France à la région parisienne, à la région Rhône-Alpes et au sud de la France et de l’Europe en liaisons à grande vitesse, permettant des gains de temps significatifs.
Elle est composée de trois branches : la branche Est, la branche Ouest et la branche Sud
• La branche Est qui relie Mulhouse à Dijon, via Belfort-Montbéliard et Besançon sur une longueur totale de 190 km (140 km pour la première phase de réalisation).
• La branche Ouest qui relie la branche Est à la région parisienne et au Nord de la France. Ce projet permettra la continuité du service TGV vers Paris, en traversant l’agglomération dijonnaise.
• La branche Sud qui relie la branche Est et la ligne classique Dijon-Dole à Lyon et le sud de la France. Elle permettra des gains de temps de parcours importants pour relier l’Est de la France à la région Rhône-Alpes
140 km pour la branche Est pour 190 km de LGV
Ce projet représente au total 190 km de ligne nouvelle, dont 140 km pour la seule branche Est. La 1ère phase de la branche Est relie Villers-les-Pots (à l’Est de Dijon) à Petit-Croix (au Sud-est de Belfort). Les travaux de réalisation de cette première portion avaient commencé en juillet 2006, la mise en service est prévue le 11 décembre 2011. Le premier coup de pioche ainsi que la signature de la convention de financement pour la réalisation de cette ligne, ont eu lieu le 3 juillet 2006.
Des projets pour des nouvelles gares
La gare TGV de Besançon à Auxon
Maître d’ouvrage : SNCF | Maître d’œuvre : Direction de l’architecture de l’aménagement et des bâtiments et AREP | Montant du marché : 4.6 M €
La gare TGV de Belfort Montbéliard
Maître d’ouvrage : SNCF | Maître d’œuvre : Direction de l’architecture de l’aménagement et des bâtiments et AREP | Montant du marché : 10.3 M €
Quelques éléments de contexte : mieux comprendre le projet
Sur cet axe Rhin-Rhône, les liaisons ferroviaires régionales (TER) représentent un temps de parcours souvent importants. En plus, les liaisons à grande vitesse directes entre les régions Alsace, Franche-Comté et Bourgogne et les régions Rhône-Alpes, Provence – Alpes – Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées n’existent pas. Enfin, l’acheminement des trains de marchandises sur les voies ferrées existantes de ce corridor est en voie de saturation. La Ligne à Grande Vitesse Rhin-Rhône, outre sa dimension européenne, permettra d’améliorer :
- l’axe Est-Ouest, entre l’Ile-de-France, la Bourgogne, la Franche-Comté, le sud de l’Alsace et la Suisse
- l’axe Nord-Sud : Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes…
Cette nouvelle offre à grande vitesse sera la plus importante de France de province à province. De nombreuses dessertes seront proposées : de Strasbourg à Lyon (6 liaisons/jour dont 5 seront prolongées vers Marseille ou Montpellier) ; de Dijon à Strasbourg (2 liaisons/jour) ; de Besançon à Dijon (10 liaisons/jour) ; de Belfort-Montbéliard à Mulhouse (14 liaisons/jour).
Au départ de Paris vers la Franche-Comté, Mulhouse et la Suisse alémanique les liaisons seront, elles aussi, optimisées tant en nombre qu’en fréquence : 11 A/R par jour pour Mulhouse, 9 pour Besançon, 8 pour Belfort-Montbéliard, etc.
Financement
Les travaux de la branche Est sont estimés à 2,312 milliards d’euros.
Partenaires
Le projet de la branche Est est soutenu par 20 co-financeurs, en sus de Réseau Ferré de France : l’Union Européenne, la Suisse, l’Etat français, les régions, les départements et les collectivités territoriales des régions traversées.









La nouvelle gare TGV Besançon Franche-Comté bientôt inaugurée à Auxon