Denis et sa femme Corinne ont choisi de vivre sur l’eau plutôt que sur terre. Ils ont pensé et construit eux-mêmes le bateau de leur rêve. A mi-chemin entre le loft et la péniche, il est aujourd’hui amarré dans un petit port de plaisance en région parisienne.
Ce bateau, explique Denis, c’est le bateau de nos rêves. Nous l’avons imaginé en nous basant sur nos précédentes expériences de vie sur l’eau ».
Plusieurs années auparavant, Denis avait en effet habité pendant plus de quinze ans dans une péniche. La vie sur l’eau lui avait énormément plu mais pas la péniche elle-même qu’il avait jugée trop exigüe et pas assez lumineuse. « La plupart des péniches sont en réalité d’anciens bateaux de commerce que l’on a convertis en logements. Ils ne sont donc pas adaptés à nos modes de vie, explique Denis. Ce que je voulais, moi, c’était un vrai logement, un lieu qui soit à la fois fonctionnel, agréable à vivre et lumineux ».
Une structure livrée en pièce détachées
D’esquisses en esquisses, il en est arrivé à dessiner une gigantesque plate-forme flottante de 20 mètres de long par 5 mètres de large surmontée d’une terrasse. L’idée a ensuite été transposée sous la forme de plans puis d’une maquette qu’il a fait concrétiser grandeur nature par LDI, une entreprise spécialisée dans le pliage de la tôle. De ses ateliers sont sortis une coque et une structure en acier, des éléments qui lui ont été livrés en pièces détachées. « En tant que serrurier de formation, je savais que je pourrais facilement assembler les différents éléments, indique-t-il. D’ailleurs, j’avais annoncé cinq mois de construction mais je n’en ai mis que quatre ».
Depuis l’assemblage de la structure jusqu’à son isolation en passant par son aménagement et sa décoration, Denis a assumé seul toutes les étapes du chantier. Une situation dont il a tiré de nombreux avantages, en particulier financiers : « Pour moins de 90.000 €, j’ai pu obtenir le logement de mes rêves à proximité de Paris ».
Au final, le bateau ressemble à une sorte de loft flottant. Afin de le rendre lumineux, Denis l’a agrémenté non pas de hublots mais de nombreuses fenêtres : 12 au total ! « Grâce à elles, l’on peut pleinement profiter de la vue sur l’extérieur », précise le propriétaire des lieux. Des plates-formes ont été créées – une de 35 m2 à l’arrière et une de 15 m2 à l’avant du logement – de manière à simplifier son accès. « J’ai toujours trouvé les passerelles dangereuses du coup, il était hors de question que mon bateau en comporte », insiste Denis. « Ces deux plates-formes sont un vrai plus, poursuit-il. Elles nous servent de zones de stockage, notamment pour les vélos, et bien sûr, de terrasses ».








Une idée intéressante surtout si on l’imagine sur la terre ferme, avec pourquoi pas un ruissau courant autour d’une dispoition de plusieurs habitats-fleur disposé en marguerite autour d’un coeur-commun où seraient placés toutes les fonctionnalités (chauffage, eau…). Clairement, il n’y a déjà plus assez d’accès à l’eau près des villes…