Un laboratoire flottant en forme de licorne des mers est sur le point d’être construit. Découvrez ce projet fou et ambitieux, actuellement présenté à l’Exposition internationale en Corée du Sud.
On dirait le sous-marin imaginé par Jules Verne dans « 20000 Lieues sous les mers ». Mais ce Nautilus du XXIe siècle est amené à lever l’ancre et à prendre le large pour de vrai. A l’horizon 2014, si tout va bien. Jamais le projet de vaisseau d’exploration « SeaOrbiter », orchestré par l’architecte français Jacques Rougerie, n’a été aussi près de se concrétiser.
Plus de 80% du budget de fabrication (35 M€) de ce géant des mers de 58 m de haut — dont la moitié sont immergés — ont été bouclés. La maquette du mastodonte — financé exclusivement par des investisseurs privés — est en ce moment la star du pavillon français de l’Exposition internationale qui prend ses quartiers jusqu’au 12 août à Yeosu en Corée du Sud.
« On a déjà sélectionné le chantier naval à Saint-Nazaire. On est dans les starting-blocks. Il nous manque un ultime partenaire financier pour lancer la construction, qui devrait démarrer en octobre et durer un an et demi. Il me tarde d’être à bord et de lancer cette nouvelle aventure des temps modernes », s’enthousiasme Jacques Rougerie depuis ses bureaux installés sur une péniche amarrée à deux pas de la Concorde à Paris. Les essais d’un modèle réduit du « SeaOrbiter » dans un bassin (avec simulation de mer démontée!) en Norvège, sous l’impulsion de l’institut de recherches norvégien Marintek, se sont avérés concluants.
Le 20 juin, Jacques Rougerie présentera au Brésil son trésor lors de la conférence onusienne sur le développement durable dite Rio + 20. Bien inspiré par les océans, l’homme âgé de 68 ans, qui a bourlingué aux côtés du commandant Cousteau du temps de la « Calypso », a un sacré CV de créateur visionnaire. Il est le papa des centres de la mer Océanopolis à Brest et Nausicaa à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), du musée d’archéologie sous la mer de la baie d’Alexandrie en Egypte, de divers habitats sous-marins…
Mais le « SeaOrbiter », pensé dès 1998 en collaboration avec le célèbre océanographe suisse Jacques Piccard ( décédé depuis) et le spationaute Jean-Loup Chrétien, est son idée la plus ambitieuse.
La mission de ce laboratoire flottant en forme de défense de narval, la licorne des mers? Observer sur de très longues périodes et en continu l’écosystème des océans. « C’est unique au monde. On n’est pas dans l’excursion ponctuelle », vante-t-il. Des véhicules futuristes pourront quitter le garage de cette plate-forme dérivante pour analyser au plus près le phytoplancton, les microvirus… et ainsi trouver « tout un tas de choses ». 85% de la biodiversité marine restent, en effet, à découvrir. « SeaOrbiter est une ruche avec plein d’abeilles qui s’en iront butiner », explique le bâtisseur, qui entend faire partager au grand public cette odyssée en temps réel, et ainsi, « susciter des vocations ». Parmi les engins figurent un sous-marin pouvant accueillir deux passagers et descendre jusqu’à 600 m de profondeur, mais aussi des robots télécommandés capables de plonger à 1200 m. Sans oublier le drone sous-marin qui, lui, s’invitera dans les abysses : le monde du silence et de l’inconnu.
Source : Leparisien








cela donne envie de travailler avec vous sur ce projet !!
je passe souvent devant vous avec le Spirit of Nantucket .
au plaisir un jour de vous rencontrer et de discuter !!
Christophe Coppel
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