Basé à Chicago, le cabinet d’architectes américain Skidmore, Owings et Merrill (SOM) enchaîne définitivement les records. Après avoir inauguré la plus haute tour du monde, il s’apprête à livrer un gratte-ciel totalement autonome en énergie, qui surplombera à 310 mètres de hauteur le port de Guangzhou à Canton.
C’est assez original de constater que cette tour hyper-écolo accueillera bientôt les bureaux de la filiale cantonaise de l’énorme groupe China National Tobacco Corporation, premier vendeur de cigarettes en Chine, surtout qu’au premier abord gratte ciel et écologie ne font pas bon ménage.
Les caractéristiques de la Pearl River Tower
Hauteur: 310 mètres
Nombre d’étages: 71
Surface construite: 214 100 m²
Durée des travaux: 2006-2010
Toute la conception de la tour a été pensée en fonction des dernières technologies durables et des derniers savoirs en matière d’économie d’énergie. La façade du building est tournée vers les vents dominants et a été conçue pour les accélérer de 50 % et en produire de l’électricité grâce à des turbines installées dans deux fentes. Cette façade ne sert pas que d’éolienne puisqu’elle est revêtue de panneaux solaires photovoltaïques reliés à un système interne automatisé qui contrôle les besoins en énergie du bâtiment.
L’agence SOM a conçu un système de refroidissement qui économise l’équivalent de 5 étages, en faisant circuler l’eau dans des tuyaux intégrés au plafond. Des récupérateurs d’eau de pluie sont également intégrés au projet. Le but de cette construction inédite est de se rapprocher un maximum de l’auto-suffisance.
Conçue comme une aile géante, la tour est capable de profiter des vents d’altitude pour faire tourner des turbines situées aux jointures du bâtiments. Le design aérodynamique de la coque permet aux vents de s’engouffrer dans ces interstices. L’énergie ainsi produite couvrira tous les besoins de lumière. Mais ce n’est pas tout : les vents font aussi fonctionner un système d’aération et de climatisation.
Les coûts de construction étant moindres en Chine, l’intégration de ces nouvelles technologies n’est pas un énorme frein pour les grands industriels, d’autant que la loi chinoise oblige les nouvelles constructions à être 50 % moins énergivores que celles de 1980. Les promoteurs qui investissent dans l’éco-construction sont en outre exemptés d’impôts sur les bénéfices des trois premières années. En termes d’image, pour China Tobacco, ce chantier ne peut qu’être une vitrine agréable pour les investisseurs comme pour l’opinion publique.
Photo de la tour en travaux: décembre 2009
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c’est très ingénieux. c’est un exemple hors du commun que le monde entier ferait mieux de copier pour la sauvegarde de notre planète.
« surtout qu’au premier abord gratte ciel et écologie ne font pas bon ménage. » Quel est cet a priori ridicule ? C’est tout l’inverse. Mieux vaut optimiser l’espace et construire en ville a proximite des transports urbains que construire des maison individuelles en campagnes beaucoup plus couteuses en consommation / personne.