Contrat de partenariat pour le contournement ferroviaire de Nimes et Montpellier

contournement-rff-tgv-nimes-montpellier

Le décret n° 2012-887 du 18 juillet 2012 approuve le contrat de partenariat passé entre Réseau ferré de France et la société Oc’Via pour la conception, la construction, le fonctionnement, la maintenance, le renouvellement et le financement du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier.

Hubert du Mesnil, P-DG de Réseau Ferré de France (RFF) et Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction avaient en effet signé, le 28 juin, ce contrat d’un montant d’1,5 milliard d’euros, sur 25 ans.

Infographie © RFF

Le groupement baptisé Oc-Via (« la voie languedocienne ») est mené par Bouygues Construction et ses filiales, associé à Colas, Alstom, Spie batignolles et les fonds Méridiam Infrastructure et Fideppp. Le partenaire privé a la charge de financer, concevoir, construire et entretenir une ligne ferroviaire nouvelle de 80 km (60 km de LGV mixte et 20 km de raccordements) entre Manduel (Gard), à l’est de Nîmes, et Lattes (Hérault), au sud-est de Montpellier. « Le projet comprend la construction de 145 ouvrages d’art, dont sept viaducs », précisait Hubert du Mesnil, P-DG de RFF, lors de la signature.
Un projet de 2,28 milliards d’euros

Le périmètre du contrat de partenariat ne couvre pas la modernisation de la ligne existante entre Montpellier et Perpignan, ni les jonctions au réseau existant, qui seront réalisées sous maîtrise d’ouvrage publique, ni la réalisation des deux gares nouvelles à Montpellier et à Nîmes. Les travaux préparatoires débuteront fin 2012 (terrassement fin 2013, équipement ferroviaire fin 2015) pour une mise en service fin 2017. « Ce projet permettra de créer environ 6000 emplois par an pendant cinq ans, dont 7% en faveur de l’insertion professionnelle des personnes en difficulté », a indiqué Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction, qui précise 20% des travaux seront sous-traités à des PME locales.

500 millions pour la modernisation et les jonctions au réseau existant

Le projet coûtera au total 2,28 milliards d’euros (1,5 milliard pour la ligne nouvelle, 280 millions pour les deux gares nouvelles et 500 millions pour la modernisation et les jonctions au réseau existant). Le financement public se répartira comme suit : État 49%, collectivités locales 28%, RFF 20%, Union européenne 3%. L’accord de financement avait été signé fin 2009 par l’État, RFF, la Région Languedoc-Roussillon, le Département du Gard, Montpellier Agglomération, Nîmes Métropole. Si les collectivités locales se sont accordées pour financer le projet à hauteur de 560 millions d’euros, le conseil général de l’Hérault ne fait pas partie du tour de table, son président, le socialiste André Vézinhet, ne souhaitant pas y participer. RFF continuera de percevoir les péages liés à l’utilisation de la ligne et versera au consortium une rémunération annuelle.

La première ligne ferroviaire mixte

Cette nouvelle infrastructure sera la première ligne ferroviaire à grande vitesse dite mixte en France, faisant circuler à la fois des trains de voyageurs (TGV et TER) et de fret, mettant Montpellier à moins de 3 heures de Paris. Elle doublera la ligne existante Tarascon–Sète, complètement saturée, et connectera donc la ligne Lyon-Nîmes avec la LGV qui mène en Espagne à partir de Perpignan (le tronçon Perpignan-Figueras a été construit et est géré par le n°3 français Eiffage – avec ACS-Dragados, qui n’avait pas déposé d’offre pour CNM).

Source : leMoniteur

Authors

Related posts

*

Top
PARTAGER
Tweet
OU
NOUS SUIVRE PAR EMAIL
En vous abonnant par email vous bénéficierez de nos dernières actualités envoyées hebdomadairement.
Nous ne communiquons pas votre adresse à des organismes tiers.
×
Vous appréciez le site ? Suivez-nous !
×