Une pièce de monnaie qui représente le centre Beaubourg est aujourd’hui en circulation. Dessinée par Renzo Piano et Richard Rogers, elle montre, côté face, un croquis original du bâtiment avec la signature des deux architectes. Sur le revers est dessiné un détail architectural du Centre. Cette monnaie est la dernière à avoir été frappée dans les espaces de production actuels.
Le centre national d’art et culture est né de la volonté de Georges Pompidou, alors Présidentde la République française, de créer au cœur de Paris une institution culturelle vouée à la création moderne et contemporaine où les arts plastiques voisineraient avec les livres, le design, la musique et le cinéma.
Le 15 juillet 1971, le jury du concours international d’architecture, présidé par Jean Prouvé, décida de retenir, parmi les 681 projets présentés, celui des architectes Renzo Piano et Richard Rogers. Les architectes, auxquels était adjoint le bureau d’ingénieurs Ove Arup & Partners, s’installèrent à proximité immédiate des locaux de la mission Bordaz, puis dans les locaux même de celle-ci en 1973.
Le 31 janvier 1977, le centre national d’art et de culture Georges Pompidou est inauguré par Valéry Giscard d’Estaing en présence du Premier ministre, Raymond Barre, de Mme Claude Pompidou et de nombreuses personnalités.
L’architecture du centre suscite une vive polémique : canalisations peintes de couleurs différente selon leur fonction, escaliers électriques, passerelles métalliques, tout ce qui est traditionnellement dissimulé est ici ostensiblement montré à la vue de tous. En argot parisien, on surnomme le centre « Notre-Dame de la Tuyauterie », ou encore « le Pompidolium ».
Mais le centre et son architecture controversée remportent un large succès public. Renzo Piano déclara « avoir voulu démolir l’image d’un bâtiment culturel qui fait peur. C’est le rêve d’un rapport extraordinairement libre entre l’art et les gens, où l’on respire la ville en même temps ». Le centre, prévu pour cinq mille visiteurs quotidiens, en accueillera finalement cinq fois plus. La plupart des visiteurs viennent pour voir les grandes expositions sur l’art, mais la Bibliothèque publique d’information et sa médiathèque bat aussi des records d’affluence.







