Une étude anglaise, qui vient de sortir, montre que la végétalisation des toitures en centre-ville réduirait la concentration de certains polluants, notamment les particules fines (PM10). De quoi améliorer la qualité de l’air et lutter contre certaines affections respiratoires.
Les toits végétalisés améliorent la qualité de l’air dans les villes. Une étude conduite à Manchester montre que si les toits du centre-ville étaient couverts de sedum, une petite plante grasse qui constitue actuellement la star des toits verts, ils pourraient piéger chaque année pas moins de 210 kg de particules fines (PM10). Tous les ans, plus de 9 tonnes de PM10 sont émises dans l’atmosphère de la grande ville anglaise.
Un toit planté à New York

Le piégeage des particules est encore plus efficace avec deux espèces de graminées communes dans les prairies des zones tempérées. Il pourrait alors atteindre près de 1,7 tonnes de PM10 chaque année. Sans surprise, le piégeage est plus important à proximité des sources de pollution. En Europe, les toits représentent près de 35 % en moyenne du total de la superficie des villes. En France en revanche, 1% des toitures sont végétalisées.
Les particules fines qui pénètrent profondément à l’intérieur des poumons peuvent être à l’origine de pathologies respiratoires graves. Dans les villes européennes, les PM10 sont surtout produites par les moteurs Diesel ou, comme c’est le cas en Chine, par la combustion du charbon. Les poussières des villes transportent aussi des métaux lourds issus de la dégradation des freins de voiture ou des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
C’est dans les villes allemandes et américaines que sont construits le plus de nouveaux toits végétalisés. En période de canicule, ils peuvent faire baisser la température dans les îlots urbains en diminuant la réverbération et en restituant de l’humidité dans l’atmosphère. Lors de fortes précipitations, ils peuvent aussi éviter les risques d’inondation ou d’engorgement des égouts car ils retiennent une partie des eaux de pluie qui s’écoulent vite sur les ardoises ou le macadam.

La plupart des toits végétalisés sont installés sur de nouvelles habitations et tout particulièrement sur les bâtiments publics. Leur surcoût est rapidement compensé par les économies réalisées en été pour le conditionnement de l’air.
Les avantages
La toiture végétalisée représente une excellente solution d’isolation thermique : elle permet de réduire de près de 40% les variations de température.
Elle favorise une meilleure étanchéité assurée par des matériaux imperméabilisants qui résistent plus longtemps à l’abri des ultraviolets (UV) et du rayonnement thermique solaire. La toiture végétalisée produit également de l’O² réduisant ainsi les gaz à effets de serre.
Les substrats utilisés permettent de filtrer les eaux de pluie, ce qui favorise la régulation des débits hydriques, et en été, la toiture végétalisée permet d’humidifier l’air desséché.
Il existe 3 types de toitures végétalisées
1. La végétalisation intensive suppose une épaisseur du substrat minimum de 30 cm et un poids maximum de 600 kg par m2 avec un support en béton mais un entretien important.
2. La végétalisation semi intensive dans laquelle le substrat sera inférieur à 30 cm et le poids de 150 kg à 350 kg au m2. Le support admissible sera en béton, en acier ou en bois et l’entretien moyen.
3. La végétalisation extensive dans laquelle le substrat sera inférieur à 8 cm et le poids maximum de 100 kg par m2. Le support sera en béton, en acier ou en bois et l’entretien faible.
Il existe même des bus avec toitures végétales, voici l’exemple des bus new-yorkais







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