Le Musée d’Histoire de Marseille et son jardin des vestiges, situés au coeur du centre-ville sous le Centre commercial Bourse, sont actuellement en train de vivre une importante opération de rénovation qui devrait s’achever à l’été 2013 pour une réouverture au public en septembre.
Le projet de rénovation du Musée et de requalification du Port Antique de Marseille, où sont arrivés les premiers grecs, a été imaginé par Carta & associés et son architecte Roland Carta. La scénographie des futures galeries d’exposition a été confiée à l’agence Studio Adeline Rispal. La suite en images. Reportage exclusif.
Voir ici notre article sur le suivi du chantier du Musée d’Histoire et le jardin des vestiges : reportage photos
Façade du musée depuis le site archéologique © Carta & associés
Le site archéologique au coeur du dispositif muséal
Le site archéologique de la Bourse est la preuve matérielle de l’origine grecque de Marseille qui en fait la plus ancienne ville de France. Il est ainsi le principal objet du musée d’histoire, au coeur du dispositif muséal et muséographique. Les salles d’exposition permanente sont implantées en contact direct avec le premier et le plus grand site archéologique urbain fouillé en France.
Crédit images / scénographie : Studio Adeline Rispal
Plans du musée : fonctionnement général et par niveaux
Le balladoir, situé au niveau urbain actuel (Cours Belsunce, Centre Bourse), est rénové, incorporé au musée et en devient la circulation principale en surplomb sur le Jardin des Vestiges. La nouvelle façade du balladoir met le jardin sous vitrine pour mieux le regarder, en percer les mystères.
La muséographie révèle la dimension portuaire du bâtiment :
– orientation des travées perpendiculaire au site,
– installation des navires à la manière des arsenaux,
– valorisation des alignements de poteaux dans les espaces qui ne sont plus une contrainte mais deviennent un atout scénographique.
La nature du parcours muséographique. Les vitrines rythment l’espace selon le programme.
La faible hauteur des espaces impose une stratégie particulière pour exprimer la verticalité – la transcendance – de l’histoire de la ville :
– les vitrines sont installées sur toute la hauteur des espaces, elles mettent en scène la structure et renforcent le lien avec le jardin archéologique,
– par leur rythme, elles font référence au port et aux proues de navires alignés.
– par leurs dimensions généreuses, elles autorisent toutes sortes de mises en scène muséographiques et garantissent flexibilité et sécurité des collections dans le temps.
Les vitrines architecturales magnifient les structures et font référence aux proues des navires alignés. Elles autorisent toutes sortes de mises en scènes muséographiques et garantissent sécurité et flexibilité des collections dans le temps.
L’épave de la Bourse
Séquence 3 : le site archéologique de la Bourse
Le balladoir dans les séquences modernes et contemporaines
Les mobiliers muséographiques sont constitués d’éléments modulables empilés à la manière de marchandises sur le port, de « ballots ». Ces éléments à échelle humaine permettent que la vie se fixe dans le musée, tout comme sur le port à l’ombre des grands navires.
Réalité augmentée, écrans multimédia, tactiles et interactifs, parcours des enfants, lieux de repos pour contempler, regarder les films projetés, expérimenter et rêver,… Ces mobiliers permettent de s’adapter à tous les besoins des visiteurs dans le temps.
Le musée cadre la ville
Marseille moderne
Fiche technique
MUSÉOGRAPHIE DE L’EXPOSITION PERMANENTE
SURFACE : 6300 m²
SURFACE EXPOSITION PERMANENTE : 3380 m2²
MARCHÉ DE CONCEPTION / CONSTRUCTION MONTANT TOTAL DU MARCHÉ : 19,8 M € HT
MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ville de Marseille
GROUPEMENT CONCEPTION / RÉALISATION :
MANDATAIRE : Léon Grosse
MANDATAIRE DE L’ÉQUIPE DE CONCEPTION : Carta & associés, Roland Carta
Stéphane Baumeige : architecte du patrimoine
SCÉNOGRAPHIE, MUSÉOGRAPHIE :
Studio Adeline Rispal
Adeline Rispal, Sonia Glasberg, Delphine Miel, Namju Kim, Anna Larré Pérez, Julie Chaudier, Jean-Christophe Dumont, Tiphaine Cazenave, Phillip Granke, Margaux Issartel, Tristan Ahrweiler, Elsa Barbillon, Stéphanie Kuhn
SIGNALÉTIQUE : Nicolas Vrignaud
BUREAU D’ÉTUDES PLURIDISCIPLINAIRE : Coteba, Groupe Artelia
ÉCLAIRAGE : Hervé Audibert
ACOUSTICIEN : Atelier Rouch
INGÉNIERIE ET DESIGN MULTIMÉDIA : Innovision
IMAGES : Antoine Buonomo, direction artistique
Arthur Reboul Salze













