Toit du centre Pompidou de Metz: deuxième déchirure en un mois
Pour la deuxième fois cet hiver, le toit du centre Pompidou de Metz n’a pas résisté aux chutes de neige. Après une première déchirure début décembre -voir l’article ici- l’édifice ne semble pas être très résistant. Les parties déchirées vont être remplacées de manière provisoire avec une toile renforcée. Cela se fera comme le remplacement d’un lé de tapisserie.Cette déchirure, longue de deux mètres, serait intervenue au niveau d’un poteau et n’aurait pas de conséquences pour les œuvres conservées dans le musée lorrain.
Le 7 décembre, après s'être rendu sur place pour constater les dégâts du premier trou dans le toit, l'architecte Jean de Gastines - co-auteur du projet avec Shigeru Ban - avait détaillé au Moniteur.fr les causes de l'incident. Réinterrogé le 21 décembre, celui-ci affirme que "c'est exactement le même problème". Alors, retour sur son explication :
"Une épaisse couche de neige s'est accumulée au niveau des descentes d'eaux pluviales, exerçant une pression extrêmement forte sur la membrane." Le "cordon chauffant [n'est] pas assez puissant" pour faire fondre cette neige et lui permettre d'être évacuée dans les canalisations. Alors la membrane d'étanchéité en polytétrafluoroéthylène (PTFE) se déchire et "la charge glisse comme sur un toboggan".
Jean de Gastines compare cette situation à celle d'un "pantalon décousu qu'il faut renforcer". "Le nœud du problème se situe au niveau du cône dans lequel se déverse l'eau, commente l'architecte. Plusieurs solutions sont possibles, mais il ne faut pas agir dans la précipitation. Les intervenants du projet, dont le fabricant de la membrane (Taiyo) et l'entreprise générale (Demathieu & Bard), doivent décider ensemble du système destiné à perdurer des années. Et cela ne se fait pas en un jour." De son côté, Metz-Métropole indique que les frais engendrés sur le bâtiment par les intempéries seront pris en charge par les assurances.
-voir l'article sur l'inauguration du centre Pompidou de Metz-
la source ici.
































