Pour la deuxième édition de Forme Publique, Biennale de mobilier urbain de la Défense, une thématique a été retenue : le plug-in, un principe d’extension, de modules ou de greffons des mobiliers sur leur site d’implantation.
Patrick Devedjian, Président du Conseil d’Administration de Defacto, l’établissement public de gestion, d’animation et de promotion de La Défense, a lancé le mardi 11 juin 2013, la deuxième édition de Forme Publique, la biennale de création de mobilier urbain de La Défense.
Une exposition sur les espaces publics en 2020 en parallèle de la Biennale
En parallèle de la Biennale, Defacto inaugure l’exposition de son Plan Guide, qui occupera le parvis de La Défense pendant deux mois du 24 juin au 23 aout 2013. Cette exposition est l’occasion de découvrir la vision de l’avenir de La Défense.
Initié en 2011, le plan guide des espaces publics est un outil de référence, qui a pour vocation de donner des préconisations urbaines à l’ensemble des opérateurs intervenant sur le site de La Défense, pour les années à venir.
Il est conçu de manière évolutive, comme un outil de réflexion et de stratégie partagé par tous les acteurs du site, collectivités locales et partenaires privés.
Imaginée par l’agence Harmatan sur la base de grands volumes colorés, elle sera accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 sur une superficie de 1000m2.
La Biennale en détails
Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Defacto, de faire de La Défense la référence en matière de traitement de l’espace public, que ce soit en terme d’innovation ou de services aux utilisateurs. L’idée en est simple : faire concevoir par des designers, des créateurs, des architectes, des mobiliers originaux répondant aux usages spécifiques du quartier qui seront testés pendant un an par leurs futurs utilisateurs.
Pour cette deuxième édition, une thématique générale a été retenue : le plug-in, un principe d’extension, de modules ou de greffons des mobiliers sur leur site d’implantation.
Cette année, quatre sujets de réflexion sont proposés aux créateurs :
- Plug-in pour un » tapis d’éveil « , playground autour du jeu pour les enfants et les adultes
- Plug-in pour un « parcours musclé « , autour du sport et de la mobilité
- Plug-in pour un » seuil partagé « , autour des pieds de tours comme espace de seuil entre privé
- Plug-in pour une » préparation à l’action « , autour de l’espace public commun espace de réajustement tout en restant connecté seul ou en groupe.
La thématique du plug-in renforce un des enjeux esthétiques de Forme Publique qui est de penser la démarche créative de conception au-delà de l’esthétique, pour mieux répondre à la complexité des usages.
Les candidatures sont reçues par Defacto jusqu’au 11 octobre prochain, le jury qui sélectionnera les lauréats se réunira début novembre 2013 pour une ouverture de Forme Publique 2 le 12 juin 2014.
Toutes les informations pratiques sont disponibles sur www.ladefense.fr
Historique de la Biennale de création du mobilier urbain à la Défense, créée en 2012
Dans sa volonté d’excellence en matière d’espace public, Defacto a souhaité enrichir sa réflexion sur le développement et l’amélioration du mobilier urbain dont il a la charge.
Ainsi est née l’idée de Forme Publique, première Biennale de création de mobilier urbain à La Défense. Cette initiative de Jean-Christophe Choblet, scénographe urbain pour Defacto, entend donner à des professionnels comme à des étudiants du monde du design, de l’architecture et des milieux artistiques, l’occasion de proposer un mobilier urbain innovant et adapté aux exigences et aux réalités contemporaines des usagers.
Pour la première Biennale de 2012, l’appel à projets invitait les participants à s’interroger sur cinq thèmes répondant à cinq usages différents : jeter/trier – poser/se reposer – attendre/s’abriter – déjeuner – travailler/se cultiver.
Les 8 équipes sélectionnées par cet appel à projets sont présentées ici
Exemples
Défense de jouer : poser/se reposer
Composé des jeunes architectes Enric Cailleau, Jérémy Griffon, Jonathan Allain et Mathieu Lamour récemment diplômés de l’ENSA de Nantes, le collectif NUDE a imaginé avec « Défense de jouer » un espace ludique d’attente et de repos.
L’équipe a voulu transformer la dalle de la Défense en lieu de rencontre, de détente mais aussi en nouvel espace de liberté à l’image d’une cour de récréation. Sous une canopée verte supportée par des branches métalliques, trois arbres soutiennent des balançoires sous un tissu végétal. Sous le feuillage réalisé par des pétales géants de polycarbonate, une quinzaine d’assises en plexiglass rose et translucide se balancent.
Les arbres étaient installés sur un sol souple en résine d’une surface de cent vingt m². Plus de trois cents éléments composent cet objet inattendu et ludique qui, à l’image d’un manège contemporain, s’implante Terrasse des Reflets.
Ilot urbain : poser/se reposer
Polyvalent dans ses fonctions et minimaliste dans sa forme, l’« îlot urbain » est issu de la collaboration de deux jeunes créateurs membres du collectif d’architectes 4point5, Gilles Lefevre, architecte diplômé en 2007, et Léonard Gügi, graphiste.
Comme une scène en bois d’une surface de 100 m² se déroulant au sol sur plusieurs niveaux pour se poser, se rassembler, et partager, cette installation doit permettre à chacun, acteur ou spectateur, d’y trouver son espace. Diffusant un halo de lumières sur différentes plantes entre graminées et bambous, l’ « îlot urbain » se déploie en intégrant plusieurs fonctions avec ses bancs, tables, luminaires, poubelles, affichages et bacs à plantes.
L’ilot urbain contraste avec l’environnement minéral par l’utilisation du bois, symbole pour ses concepteurs d’une approche douce autant en terme d’écologie que comme source d’apaisement ou de repos. Ilot ou radeau émergeant du bitume, ce mobilier est avant tout ludique, attractif, et résistant pour offrir aux utilisateurs tous les usages qu’ils pourraient d’instinct imaginer.






