Corinne Vezzoni propose un projet pour réaménager la rue Saint Ferréol à Marseille
La ville de Marseille et les commerçants de la rue Saint Ferréol, la plus célèbre avenue piétonne pour faire du shopping en centre ville, souhaitaient réaménager la rue en vue de Marseille Capitale de la Culture Européenne 2013. C’est Corinne Vezzoni qui a été choisie par l’association de commerçants pour imaginer un projet « idéal ».
Crédits images : Corinne Vezzoni

Au départ du projet, ceux sont les commerçants qui ce sont mis à rêver d’une rue colorée, animée, chaleureuse, où les passants ne marcheraient plus dans les papiers gras, où l’on ne se coincerait plus les talons entre les dalles disjointes…
Corinne Vezzoni, déjà très connue dans la région pour ses nombreux projets (les archives du département, sa défaite en finale pour la piétonisation du Vieux Port…), a présenté fin mai son projet à la Chambre de commerce.
La rue » St Fé » en rouge sur le plan, relie la Préfecture à la Canebière (Infographie : Crédit Julia Z.)
Le projet en détail
Sur le plan esthétique, l’idée est de tracer un ruban de peinture sur la chaussée piétonne longue de 500 mètres qui conduit de la Préfecture au Centre Bourse.
Selon Corinne Vezzoni : « Comme un tapis de défilé, ce sol coloré, sur lequel on pourrait écrire les paroles d’une chanson des années 50 sur la rue Saint-Ferréol, créera une ambiance intimiste et confortable : un peu comme dans un centre commercial« .
Sur le plan de la mise en lumière, ça en est fini de l’éclairage fade de la rue. La société 8’18 a imaginé des faisceaux latéraux, colorés : « Une lumière flatteuse pour les visages, et qui ne laisse aucun coin dans l’ombre. » Pour réchauffer l’ambiance, des projections illumineront les façades, et des murs végétaux seront installés aux angles des rues Davso et St-Ferréol.
Enfin question mobilier urbain, le design des poubelles sera retravailler avec des nouvelles poubelles transparentes et colorées. Des toilettes publiques seront enfin installées ainsi qu’un service de location de voitures électriques.
Question financement
Pour l’instant aucune participation des collectivités n’est prévue, mais l’association des commerçants compte bien sur la ville de Marseille, la communauté urbaine ou la chambre de commerce pour mettre la main à la poche. Le montant est estimé à 1 million d’euros, et l’association prévoit une contribution à hauteur d’environ 400 000 €.
Vice de procédure ?
Même si tout le monde souhaite ce projet jugé très interessants par l’ensemble des acteurs consultés, la complexité de l’empilement des acteurs en termes d’aménagement et de gestion risque de freiner l’engouement des commerçants. Autre soucis, la procédure étrange employée par les commerçants qui ont choisi Corinne Vezzoni, sans même passer par un appel d’offres de marché public (obligatoire pour des travaux supérieurs à 200 000 €).
Fernand Lieure, conseiller de l’association, a beau s’expliquer en dénonçant « un partenariat public privé classique », la question va immanquablement se poser.















































A moins qu’il y ait un financement public, en quoi une association de commerçants serait-elle soumise aux règles des marchés publics ?
Parce qu’il y aura des financements publics comme d’habitude… les commerçants de la rue sont incapables d’avoir des devantures propres et un tant soit peu classe. Sans oublier les voitures garées dès 19h et les camions de livraisons encore là à 9h… vivement les Terrasses du port pour booster la concurrence et monter le niveau..
Ne pas oublier de solutionner l’insécurité: la rue St Ferréol est devenue la Cour des Miracles, et on doit faire très attention à son sac quand on s’y promène (de jour..). Est-ce que l’aménagement de la rue va faire disparaitre cela?
Tout cela se fait au détriments des résidents qui n’ont pas été consultés. La rue Saint Fé permettait de se garer pendant la nuit dans un quartier où les places sont rares. Aujourd’hui fermée à la circulation, ce sont les résidents qui font les frais de ces décisions.
Rien n’a évidemment été prévu pour eux. Dommage que ce million ne soient pas investi en partie dans du stationnement résidentiel.
Du coup, la circulation et le stationnement sont devenus un vrai cauchemar.
C’est malheureusement souvent la même chose…
Si un élu devait après son travail chercher une place durant 30 minutes, se garer parfois a plusieurs kilomètres de chez lui sur des places payantes, et rentrer enfin chez lui a pied après cette bonne journée, je pense que les choses seraient différentes.
Cet article a été écrit par un illettré.
Bien d’accord, Yves, trop de fautes d’orthographe. Ce n’est pas très grave, certes, mais c’est horripilant.