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Posted 21 octobre 2009 by Johanna in Lexique/guide architectural
 
 

Loi DALO : Droit logement opposable


Le droit au est devenu opposable suite à la loi du 5 mars 2007 dite DALO: droit au opposable. Le droit au devrait être une garantie pour tous, grâce à l’attribution de logements sociaux ou la saisie par le préfet de logements vacants. Cependant, le manque de logements disponibles ne permet pas l’application du droit au !

Depuis la loi DALO : les personnes sans logement peuvent saisir un comité de recours à l’amiable, sinon en contentieux (depuis janvier 2008). Les catégories de personnes pouvant faire appel à la commission de médiation sont ceux qui sont:
-dépourvues de logement
-menacés d’expulsion sans logement de transition
-hébergés de façon continue
-logés dans des logements impropres
-ou logés dans un logement sur-occupé ou indécent

Pour faire une demande, il faut suivre les démarches indiquées sur le site du service public ici et espérer que le dossier soit accepté par la commission de médiation DALO.

En France, le parc du logement n’arrive pas à satisfaire tout le monde : les loyers et charges augmentent, on dépense de plus en plus d’argent pour se déplacer car on habite loin de notre lieu de travail, ce qui entraîne une crise pour l’accès au logement pour les pauvres et les classes moyennes. Cela rend impossible les objectifs fixés pas le gouvernement en terme de production de logement sociaux.
C’est le vice de cette loi : l’État n’a pas assez de logements et le droit au logement repose sur la mobilisation du parc HLM. Ces logements se trouvent de plus dans les grands ensembles style ZUP, ce qui n’est pas positif pour ces populations déjà en difficulté.

Bilan de la loi DALO en 2008 : Trop peut de recours devant les commissions de médiations: 50 000, car les populations sont peut informés sur le système, qui est compliqué. Les commissions se sont montrées sévères devant l’examen des demandes et ont rejetés la moitié des dossiers. On ne sait pas quels sont les moyens financiers et les critères de ces commissions. Le nombre de ménages relogés est faible : 4 100, dont 30% font partis du contingent préfectoral (peu de traçabilité).

La loi montre cependant le mal logement en France, après l’appel de l’Abbé Pierre et les tentes Don Quichote le long du canal Saint Martin ou au Vieux Port de Marseille. La production de logement est de 70 000 par an pour 420 000 attentes !
Il manque aujourd’hui 900 000 logements alors qu’on construit beaucoup plus aujourd’hui que dans les années 70. Le retard accumulé se paye à travers la crise actuelle du logement.

Remarque : La part des logements locatifs et sociaux sont en augmentation.
État des lieux du logement français en 2009 : 31 millions 260 000 dont 84% sont des résidences principales.

Parmi celles-ci, 57% sont propriétaires , 37% locataires et 42% sont des logements sociaux.


Johanna

 
Je suis une urbaniste géographe