Massimiliano Fuksas et Bouygues réalisent le futur bâtiment des archives nationales à Paris
La construction d’un nouveau bâtiment pour les archives nationales, voulu par Jacques Chirac et imaginé par le célèbre architecte italien Massimiliano Fuksas en 2005 avance à grand pas, l’occasion de faire un retour sur le projet plus en détails.
Les Archives nationales disposeront bientôt d’un nouveau bâtiment aux portes de Paris, plus exactement à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), sur d’anciennes friches agricoles. D’ici là, un déménagement de quatorze mois permettra de transférer des millions de documents actuellement dispersés sur les sites de Paris (site Rohan-Soubise dans le Marais) et de Fontainebleau.
Le projet de Fuksas est en construction par le groupe Bouygues depuis septembre 2009. La livraison du bâtiment devrait intervenir au mois d’avril 2012, pour une ouverture au public prévue dans les premiers mois de 2013.
Architecture : plus en détails
Le bâtiment se présente comme un grand monolithe, très sobre, de 10 étages et 38 mètres de haut. Sa façade est recouverte d’une peau d’aluminium et de verre découpée en losanges. Le programme sera composé de 66 000 m² capables d’accueillir les archives des administrations centrales de l’Etat. Le bâtiment symbolise un coffre métallique précieux renfermant des trésors. Un autre bâtiment, beaucoup plus léger et suspendu, composé de six « satellites » reliés au bâtiment principal par des passerelles, abritera les bureaux, l’administration et l’accueil des visiteurs.
Le projet s’inscrit dans une démarche de développement durable : le système de ventilation et de brassage de l’air, garantissant une bonne qualité de conservation, a été conçu pour économiser 60 % d’énergie par rapport à un système classique.
Au total 5 400 m² d’espaces publics permettront de recevoir les visiteurs et des expositions ou des conférences. La salle de lecture, située au rez-de-chaussée, disposera de 160 places. L’ensemble du projet nécessitera l’investissement de 194 millions d’euros, auxquels viendront s’ajouter 50 millions d’euros pour le nouveau système d’information, le déménagement des fonds et collections, et le chantier de numérisation permettant leur consultation à distance.
Le dispositif s’appuiera sur trois secteurs en Île-de-France :
- à Paris, avec les fonds de l’Ancien Régime, les cartes, les plans, les documents figurés de la période et les archives notariales de la capitale ;
- à Fontainebleau, avec les archives orales, audiovisuelles, électroniques et les archives les plus fréquemment sollicitées en justification de droits et de preuves ;
- à Pierrefitte, avec les fonds publics postérieurs à 1790.
Accessibilité et circulation dans le futur site
L’entrée du public se fera depuis la façade sud du satellite. Le visiteur aura d’abord longé soit le bassin et la salle d’exposition, soit la salle de consultation selon le chemin emprunté. Après le sas d’entrée, il pénètrera dans le hall, dont le volume est variable, avec en partie centrale une double hauteur en communication avec l’étage supérieur. Selon l’objet de la visite, il pourra se diriger vers la salle de consultation via une passerelle vitrée bordée de bassins d’eau, vers la salle d’exposition, ou accéder à la salle de colloque.
Le bâtiment des Archives en quelques chiffres
- 320 km de linéaire d’archives
- 310 places dans les salles de lecture
- 300 personnes y travaillant
- 60 000 m² de surface utile (dont 75 % dédiés à la conservation des archives)
Crédit images : Massimiliano Fuksas
















































