Le projet de LGV en Californie : des accords signés avec le gouvernement Chinois
La Californie va bientôt se doter d’un réseau de ligne à grande vitesse.
Serais-ce un début de prise de conscience par l’État Californien qu’il faut développer un mode de transport alternatif à l’automobile ? Ce projet pourtant donné pour mort à cause de la crise économique de 2008 et des déficit budgétaire qu’elle a entrainé vient d’être approuvé.
La ligne devrai dans un premier temps relier les villes de San Fransisco, Los Angeles et Anaheim. Le temps de parcours prévu entre SF et LA est de deux heures et demi (distance=748 KM).
A terme, elle connectera Sacramento au Nord-Est de San Fransisco, et San Diego au Sud.
Une liaison Los Angeles-Las Vegas est également prévu.
L’ouverture de la ligne est prévu pour 2020. Pour financer ce projet, le gouverneur Arnold Schwartzenegger dont les finances sont plutôt difficiles, viens de signer ce 18 Avril 2010 deux accords préliminaires avec le gouvernement Chinois pour la construction de la ligne de chemin de fer à grande vitesse.
La décision n’est donc pas définitive, cependant le conseiller du gouverneur pour l’emploi et le développement économique semble apprécier les atouts du projet proposé par les chinois. Rappelons que d’autres pays sont candidats, dont la France, l’Allemagne , le Japon ou la Corée du sud.
Ce qui est plus surprenant, c’est la décision du gouvernement californien d’accepter la candidature du gouvernement chinois. On sait que les travailleurs chinois émigrés ont largement contribué à l’édification des premières lignes de chemin de fer américaines il a 150 ans. Aujourd’hui, ils sont à nouveau appelés à la rescousse pour cette fois financier et réaliser le projet.
Sur le plan financier, la Californie envisage de solliciter 10 à 12 milliards de dollars (7,5 à 8,9 milliards d’euros) de son partenaire privé. Et elle a obtenu en janvier, une aide de 2,25 milliards du gouvernement fédéral (1,7 milliard d’euros). Le procédé de partenariat public-privé permet d’alimenter le financement du projet avec des investissements privés, et ainsi d’accélérer les travaux. Le coût de l’opération est évalué à 32 milliards d’euros soit 43 milliards de dollars. Cette solution du (PPP) s’est donc naturellement imposée pour réaliser de cet équipement de première importance.
L’Autorité californienne pour le train à grande vitesse (California’s High Speed Rail Authority – CHSRA) n’a pas pris de décision définitive. Le ministre chinois des chemins de fer, M. Zheng, s’est quand à lui engagé pour sa part à ce que l’offre soit conforme en tout point à la législation américaine et californienne.
Sur le plan technique, l’offre chinoise sera constituée par un assemblage de technologies chinoises, ainsi que par un accord avec le géant américain General Electric, plus connu jusque là pour son savoir-faire dans les locomotives diesel que dans les locomotives électriques.



















































