Depuis le 02 mai 2010, le nouveau parking Vinci CONFLUENT a ouvert ses portes à Nantes. Ce parking est confortable et original : en sous-terrain, il offre quand même un confort lumineux ainsi que toute le confort moderne à ses usagers. Il est destiné aux clients des Nouvelles Cliniques Nantaises et du Centre Catherine de Sienne à Rezé (confluence de la Sèvre et de la Loire).
Il s’agit d’un parking d’une nouvelle génération de 488 places, conçu comme un énorme cylindre souterrain de 24m de profondeur, avec en son centre un profond atrium faisant office de puits de lumière à tous les niveaux et permettant même à son petit jardin de s’épanouir en son fond.
Un énorme cylindre étanche
«Nous avons souhaité que les utilisateurs se sentent bien dans ce parking. Et éviter les sensations de stress» indique l’architecte nantais Jean-Luc Hanier.
« Les deux ascenseurs qui desservent le parking sont vitrés sur une partie, offrant une vue sur le jardin intérieur », explique Alain Delorme, directeur de projet chez Vinci park, société qui a financé la construction de ce parking et qui l’exploite.
Situé sur un site où l’eau existe naturellement, puisque 17m sous le niveau de la mer à la confluence de la Loire et de la Sèvre Nantaise, le parking est intégralement inclus dans une paroi moulée périphérique en béton étanche. Au fond, des pompes récupèrent l’eau résiduelle en permanence.
« Nous sommes configurés pour pouvoir traiter un volume d’eau important, en cas de crues. Le fond n’est pas étanche : sinon, la poussée d’Archimède soulèverait l’ouvrage !», souligne Franck Leplat, ingénieur travaux chez Sogéa-ETPO, le groupement d’entreprises en charge du chantier.
Une conception des rampes voitures datant de Léonard de Vinci…
À la différence de la plupart des parkings souterrains que nous connaissons, les rampes d’accès ne desservent pas des niveaux de parkings à plat. En effet, un peu comme au musée Guggenheim de New York, Les voitures circulent sur deux rampes hélicoïdales qui ne se croisent jamais. Ainsi ces dernières se garent de chaque côté de la voie d’accès, aussi bien sur la rampe descendante que montante.
« C’est un type de stationnement efficace, puisque l’automobiliste passe forcément devant la première place de libre. » indique l’architecte Jean-Luc Hanier.
« Le conducteur n’a pas à choisir l’une ou l’autre rangée de parking, sans savoir s’il y a une place de libre, comme dans la plupart des parkings nappe, de grandes surfaces par exemple. Ainsi il gagne du temps » souligne Vincent Haegel, chef du projet de l’architecte.
De grosses passerelles en béton soulignées par des gardes corps originaux coupent le puits de lumière et permettent aux voitures de passer d’une rampe à l’autre, afin de se garer sur la rampe montante ou pour rejoindre la sortie au niveau –1.
Une architecture de qualité
Outre l’apport de lumière naturelle omniprésent à tous les niveaux du parking, épargnant tout sentiment de claustrophobie, ce parking se veut facile d’accès pour des clients venant pour la plupart, se faire soigner aux cliniques.
Ainsi les places en épis sont relativement confortables en dimensions et à l’usage, les espaces d’attentes aux ascenseurs sont bercés de couleurs vivantes et de musique douce et les cheminements piétons sont clairement identifiés.
Les émergences en surface permettant d’accéder à l’esplanade arborée pour accès aux cliniques, sont entièrement vitrées sur l’extérieur afin de minimiser le bâti en surface.
Dans l’atrium, les couleurs sobres blanche et anthracite permettent d’accentuer le phénomène de spirale provoqué par la « double hélice », invitant les piétons à rester contempler ce « gouffre verdoyant », puisque des jardinières de plantes descendantes sont implantées aléatoirement sur ces parois.
Coupant l’horizontalité, les deux émergences que sont les cages de distribution piétonnes rompent les courbes par leur aspect béton brut teinté couleur « taupe », comme des monolithes ressortant de terre…
C’est finalement dommage que depuis la surface, cet ouvrage se fasse complètement oublier dans l’environnement ! Mais ce parking n’est-il pas justement une réponse pertinente à l’attente : stationner 500 voitures le plus proche possible du lieu de rendez-vous et intégrer cet équipement à son espace urbain environnant…
Le site de l’architecte ici














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