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Le Corbusier

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est né en 1887 à Chaux-de-Fonds. Son vrai nom beaucoup moins connu est Charles-Edouard Jeanneret. Il est perçu comme le père fondateur de l’ moderne.

Il entre dès 1904 au cours supérieur de décoration (annexe de l’École d’Art) dirigé par Charles L’Eplattenier, lequel dirige vers l’. Il s’installe à depuis 1917, il participe à la création de l’Esprit nouveau, une revue d’art et d’architecture dans laquelle il prend le pseudonyme du Corbusier.

En 1924, il ouvre son atelier au 53 rue de Sèvre. Par la suite, il se fait connaître par des ouvrages décrivant ses techniques et sa vision de son art (Vers une architecture, 1923 ; Urbanisme, 1924). Il met en œuvre ses théories dans plusieurs chantiers.

Jusqu’en 1930 Le Corbusier multiplie les recherches en matière d’urbanisme, notion toute nouvelle qu’il va développer à plusieurs reprises : en 1922, le  » pour une contemporaine de 3 millions d’habitants  » et, en 1925, le  » Voisin  » élaboré pour la de . S’il se considère comme l’inventeur d’un nouvel habitat social, il n’en demeure pas moins fidèle à une clientèle soucieuse d’art moderne et d’innovation architecturale : seize villas sont construites entre 1920 et 1931 pour des familles fortunées, des artistes ou des amateurs d’art. La plupart sont situées à l’ouest de (Auteuil, Boulogne, La Celle-Saint-Cloud, Garches, Poissy).

Dès 1945, pour résoudre les problèmes de la densification des villes, il préconise l’habitat en hauteur dans la verdure comme ‘unité d’habitation’.

Il invente les cinq points qui caractérisent une architecture nouvelle : pilotis, toit-terrasse, plan libre, fenêtre en longueur et façade libre. Ce nouveau langage architectural trouve une manifestation exemplaire avec la de la célèbre Villa Savoye (1928-1929).

Ses œuvres les plus connues

L’unité d’Habitation à Marseille : La Cité Radieuse à visiter ici  Crédits photo : Julia Z.

cite radieuse marseille corbusier fada Le Corbusier

Le Plan Voisin

Ce de plan est une solution pour le centre de Paris, dessinée entre 1922 et 1925. Il marque le début d’un sur lequel l’ travaillera épisodiquement jusqu’au milieu des années 1940. À partir de cette réorganisation du centre de la capitale, c’est une refonte complète de l’organisation territoriale de la France. (plus d’infos ici)

Le plan de 1925 semble être une transposition directe du schéma de la Ville contemporaine de trois millions d’habitants dessinée en 1922. On y retrouve les immeubles cruciformes et leur disposition régulière dans une trame orthogonale occupant une part très importante de la rive droite de la Seine. L’espace est fortement structuré par deux nouvelles artères de circulation percées à travers la ville, l’une sur l’axe est-ouest, l’autre sur l’axe nord-sud.

Leur rôle n’est pas limité à l’organisation de Paris, comme l’ont été les percées d’Haussmann : celles-là traversent les fortifications et les banlieues, elles ont l’ambition de relier la capitale aux quatre coins du pays, aux grandes villes françaises et européennes. Le carrefour au croisement de ces deux avenues est au centre du plan, au centre de la ville, au centre de la France. Cette question de la centralité est au cœur du de Le Corbusier.

Il s’oppose à l’idée de la d’une nouvelle cité administrative en périphérie (ce que sera La Défense) et propose de bâtir au pied de Montmartre, face à l’île de la Cité, le nouveau centre de commandement qu’il juge nécessaire à la vitalité du pays.

Crédits image : Le Corbusier / Ville de Paris

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Chandigarh en Inde : La ville idéale selon Le Corbusier

Dès le début des années 1950, l’ est choisi par le gouvernement indien pour diriger la construction de Chandigarh, une ville nouvelle située à 250 kilomètres au nord de New Delhi. De toutes les villes qu’il aura dessinées, elle sera la seule à sortir de terre.

Le Corbusier a dessiné le plan général de la ville et le Capitole (le complexe de bâtiments administratifs: législatif, exécutif et judiciaire). Ses associés, son cousin Pierre Jeanneret et les architectes anglais Maxwell Fry et Jane B. Drew, et une équipe d’architectes indiens ont pris en charge le reste des bâtiments: logements, hôtels, administration locale,…

Le Corbusier a appliqué plusieurs de ses principes à la construction de Chandigarh. Par exemple le système des 7V, une hiérarchisation des routes selon leur importance: les V1 relient deux villes, les V2 sont de grandes artères, jusqu’aux sentiers, les V7.

Chandigarh est une ville horizontale. Il n’y a pas de tours. Il est impossible de construire des gratte-ciel sans la défigurer.

Le plan en est relativement simple : environ 60 rectangles de tailles identiques, 800 x 1200 mètres, reliés entre eux par de larges avenues. Chacun de ces secteurs est conçu pour fonctionner de manière autonome : commerces, écoles, lieux de cultes, etc… tout est accessible à pied en moins de 10 minutes. Seule exception à une rationalité poussée à son extrême, Chandigarh ne compte pas de secteur 13, superstition de Le Corbusier.

Au nord de la ville, l’architecte a construit les grandes administrations de la ville. Sur le secteur du Capitole, le Parlement, le Gouvernement et la Cour de justice se dressent au bout d’immenses esplanades minérales. Au cœur de la ville, il a planté des dizaines d’hectares d’arbres pour constituer des parcs conviviaux afin de rompre avec l’effet monotone du béton. Il y a même un lac artificiel, véritable lieu de détente des familles le week-end.

Aujourd’hui Chandigarh possède le taux d’alphabétisation le plus élevé du pays (73% de la population, contre 59,5% en moyenne en Inde) et le revenu par habitant le plus élevé (67’370 roupies par an, soit 1700 francs suisses). Par contre, 25% de sa population vit toujours dans des camps de fortune à l’extérieur de la ville.

La chaise longue LC4

La chaise longue LC4 est unique en son genre pour l’époque, Le Corbusier imagine ce meuble en 1928 pour la remise d’une villa dans la Ville d’Avray. Cette chaise longue a connu un succès retentissant pour sa sortie au Salon d’Automne de 1929. Depuis, elle est devenue LA pièce la plus célèbre de la collection LC de Le Corbusier.

La LC 4 doit cette célébrité en grande partie à sa structure modulable. Une construction tubulaire chromée et constituée de deux tubes incurvés qui reposent sur un piétement en acier profilé en forme de H.
Ajouté au confort et l’esthétisme dévoilé par cette chaise-longue LC 4, il ne faut pas oublier une particularité intéressante qui mérite une certaine attention. La structure qui mesure 160 cm de long n’est pas fixée au piétement. Il suffit d’effectuer un simple mouvement du corps pour que la structure supérieure glisse sur le piétement et modifie l’inclinaison de l’assise.

 

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