Rudy Ricciotti, villa 356 en Provence (France).
Crédits photos : Olivier Amsellem
La maison vue du dessus: deux bandes de béton séparées par un filet d’eau
La façade de la villa 356, avec sa baie vitrée ondulée longue de 44 mètres et sa toiture brise-soleil portée par des piliers en acier traversant la piscine. Une maison singulière, devenue la signature de l’architecte, qui va à l’essentiel, où il n’y a que la peau et les os, entre l’enveloppe en béton dont la toiture se prolonge en brise-soleil au-dessus de la piscine, et les piliers en acier qui, eux, plongent dedans. Et puis, côté apparat, une immense baie vitrée ondulée, d’une extrême sensualité, qui court sur toute la façade. Une maison de plain-pied où l’eau vient raser le sol en béton, à l’intérieur comme à l’extérieur, où l’air circule volontiers par un système de puits canadien et où l’on vit avec le minimum.
C’est à flanc de colline, au cœur de la Provence, que l’architecte Rudy Ricciotti vient de livrer son dernier projet : une maison où la façade en verre ondule sur 44 mètres comme un tour de force architectural.
La particularité de cette maison est une façade ondulée de 44 mètres de long sur 7 mètres de large, tournée vers la Méditerranée. Une maison singulière, devenue la signature de l’architecte, qui va à l’essentiel, où il n’y a que la peau et les os, entre l’enveloppe en béton dont la toiture se prolonge en brise-soleil au-dessus de la piscine, et les piliers en acier qui, eux, plongent dedans. Et puis, côté apparat, une immense baie vitrée ondulée, d’une extrême sensualité, qui court sur toute la façade. Une maison de plain-pied où l’eau vient raser le sol en béton, à l’intérieur comme à l’extérieur, où l’air circule volontiers par un système de puits canadien et où l’on vit avec le minimum.
Pour les propriétaires de cette maison secondaire, un couple milanais, cette conception est un véritable clin d’œil à leurs quelques années passées au Japon, au contact d’une véritable culture de l’architecture contemporaine qui tranche avec la norme, que l’architecte combat justement, notamment dans son livre HQE, les renards du temple : « Tirer droit une façade sur plus de 10 mètres est suspicion d’autoritarisme forcené. Construire en béton est complot militaire. Laisser le béton brut relève de la lutte armée. »
La chambre parentale rappelle les chambres japonaises. Et, au ras de la baie vitrée, la piscine.
Rudy Ricciotti a eu carte blanche ici. « Des clients rêvés », dit-il, qui, de leur côté, parlent d’une expérience humaine et technique passionnante, à l’image de cette ligne de béton posée entre deux restanques. Cette maison a son indépendance, tout comme son architecte, qui derrière sa belle et grande gueule aurait pu laisser comme signature sur cet acte sans concession.




