Pour sa cinquième édition en 2012, MONUMENTA invite l’artiste français Daniel Buren à investir les 13 500 m², soit 200 m de long et 45 m de haut, de la Nef du Grand Palais de Paris.
Chaque année depuis 2007, Monumenta invite un artiste de réputation internationale à investir la nef du Grand Palais, à Paris, pour y créer une œuvre à la démesure du lieu. Après Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski et Anish Kapoor en 2011, c’est au tour de Daniel Buren de s’exposer au Grand Palais.
Crédit photos : Reuteurs / AFP
Baptisée « Excentriques », cette nouvelle édition de Monumenta est marquée pour sa teneur haute en couleur. En effet, Daniel Buren a choisi de jouer avec la lumière naturelle de la Nef du Grand Palais, qui traverse une forêt de disques colorés transparents de hauteurs et de diamètres différents, soutenus par de fins piliers noirs et blancs, signature du peintre-sculpteur.
Cette canopée de jaune, de bleu, de vert et d’orange, dont l’intensité varie selon les caprices du ciel parisien, s’ouvre au centre de l’immense nef sur une « clairière » figurée par des miroirs, toujours ronds, posés sur le sol, dans lesquels se reflète la verrière centrale, elle-même réinterprétée par Daniel Buren avec des vitraux bleus. Des miroirs sur lesquels le public est invité à marcher, s’asseoir ou s’allonger pour une expérience vertigineuse, bercée par la lecture d’un texte reprenant en 37 langues les chiffres principaux de la construction, les premières lettres des quatre couleurs avec le noir et le blanc en plus et les noms des couleurs.
Le cœur de sa réflexion a été « l’utilisation de la lumière donnée ici de façon splendide » grâce à la verrière, qui offre un point de vue extraordinaire par rapport au ciel, souligne le créateur des controversées Colonnes du Palais Royal. La nuit, un éclairage électrique particulier prend le relais.
Crédit image : Daniel Buren
Le plan de l’exposition sous la nef du Grand Palais
Selon les propos de l’artiste, le choix du cercle était presque une obligation dans un bâtiment où tout est arrondi. Il s’est lui-même inspiré de dessins arabes redécouverts au 19e siècle, utilisés pour construire l’Alhambra de Grenade. « Ce dessin est une formule extraordinaire, qui permet de couvrir le plus de surface possible avec cinq diamètres différents, qui laissent un seul espace vide, toujours le même. »
Crédit photos : Reuteurs / AFP
Détails sur l’exposition
« Excentrique(s) », travail in situ de Daniel Buren au Grand Palais du 10 mai au 21 juin 2012 tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h (jusqu’à minuit du jeudi au dimanche)
Entrée: 5 euros (plein tarif), 2,50 euros (tarif réduit), gratuit (moins de 13 ans)
www.monumenta.com/fr
En savoir plus sur Daniel Buren…
Daniel Buren, l’un des artistes français les plus reconnus internationalement, a réalisé près de deux mille expositions dans le monde entier. Né en 1938 à Boulogne-Billancourt, il déclare vivre et travailler in situ, mettant l’accent sur l’importance fondamentale des sites dans lesquels et pour lesquels il crée. Il a ainsi investi le Guggenheim de New York ou la Cour d’honneur du Palais Royal à Paris. En 2012, MONUMENTA lui propose de se mesurer avec toute la démesure, la beauté, la lumière et l’histoire de la Nef du Grand Palais.
Crédit photos : Reuteurs / AFP
Les colonnes de Buren lors de l’exposition dans la cours d’honneur du Palais Royal
La vidéo de l’interview de Daniel Buren sur l’exposition Monumenta





