LGV Mans Rennes : ouvrage confié à Eiffage. Début des travaux

Eiffage est choisit par Réseau Ferré de France (RFF) le 18 janvier, comme attributaire pressenti du contrat de partenariat public privé pour la ligne à grande vitesse Bretagne – Pays-de-la-Loire

Le groupe se voit confié la conception, la construction et l’exploitation de 182 kilomètres de ligne nouvelle sur 25 ans, entre Connerré (est du Mans) et Rennes. Le projet est financé à 40% par Réseau Ferré de France (RFF), 30% par l’Etat et 30% par les collectivités locales (région Bretagne, départements du Morbihan, des Côtes d’Armor, du Finistère, et d’Ile-et-Vilaine, de Rennes Métropole, du pays de Saint-Malo et de la région Pays-de-la-Loire).
Total prévisionnel : 3,4 milliards d’euros

Eiffage préfinancera la part de l’Etat et sera remboursé par annuité durant l’exploitation, comme le prévoit le PPP (partenariat public privé).

C’est un soulagement pour le n°3 du BTP français qui traite là son premier grand PPP depuis deux ans et demi.

Le prix aurait pesé pour 40% dans la décision. Les 3,4 milliards sont en ligne avec l’estimation du coût du projet faite il y a quelques années et qui n’était pas basée sur des études précises.

L’objectif est de signer le contrat de partenariat avant l’été.

L »achèvement des travaux est prévu en 2016. D’ici là, les emplois mobilisés par le chantier sont estimés à près de 10000 Euros par année de travaux, soit un total de 44 000 équivalents temps pleins annuels.

A terme, la LGV Bretagne – Pays-de-la-Loire mettra Rennes à 1 heure 26 de Paris contre plus de 2 heures actuellement.

Effage a inclus dans son projet un « fonds d’arbitrage carbone », dispositif innovant pour favoriser des solutions moins émettrices de CO2. Un fonds de 6,4 millions d’euros doit permettre, à chaque étape des travaux, de « choisir les solutions les moins carbonées qui sont malheureusement souvent un peu plus chères », a indiqué à l’AFP Valérie David, directrice du développement durable d’Eiffage. C’est une opération expérimentale.

 

Olivier Carles, ingénieur spécialiste en bilan carbone qui a collaboré avec Eiffage sur le sujet, souhaite qu’un tel dispositif puisse être généralisé en développant « une approche pragmatique dans différents pans de l’industrie et des marchés publics ».

C’est parti pour 25 ans d’exploitation de l’ouvrage par Eiffage. La future LGV doit permettre de gagner 37 minutes fin 2016. Le projet est estimé à environ 3,4 milliards d’euros.

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