Le cap de 100 quartiers rénovés a été franchi dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par Jean-Louis Borloo en 2003, alors qu’il était ministre de la Cohésion sociale.
Depuis 2004, l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) met en œuvre avec ses partenaires (DHUP, USH, Caisse des Dépôts) des programmes globaux et pluriannuels d’intervention afin de transformer des zones sensibles ou d’habitat ancien dégradé en quartiers ordinaires intégrés à la ville. Elle vient d’annoncer avoir franchi le cap des 100 quartiers rénovés dans le cadre du Programme national de rénovation urbaine (PNRU).
Initialement, l’objectif était de rénover 490 quartiers d’habitats sociaux, des zones qui concernaient entre 4 et 5 millions d’habitants. Le programme nécessitait 45 milliards d’euros de travaux, financés en partie par l’Etat et l’UESL – Action Logement à hauteur de 12,35 milliards d’euros. Jusqu’à présent, 313 000 logements ont été rénovés et 139 000 ont été construits. Il y a également eu 349 000 opérations de résidentialisation et 143 000 déconstructions.
Mais les travaux dans les 396 autres quartiers se trouvent à des degrés d’avancement très divers. En juillet dernier, un rapport de la Cours des comptes jugeait « très incertaine » la poursuite du financement du plan totalisant 40 milliards d’euros d’investissements sur la période 2004-2013. D’autant que seule la moitié des 12,35 milliards d’euros de financement de l’Etat avaient été mobilisée jusque-là. Le même rapport estimait sévèrement que le PNRU « n’avait pas atteint ses objectifs », ni « atténué les handicaps » des quartiers. Pierre Sallenave, directeur général de l’ANRU estime au contraire que « la rénovation urbaine apporte vraiment du mieux dans ces quartiers, les habitants le disent ». Selon lui, il ne pourrait « pas accepter les discours qui disent que l’on n’aurait pas dû le faire : on donne vraiment une impulsion positive aux quartiers ».
François Lamy, ministre délégué à la Ville, a d’ores et déjà averti qu’un PNRU 2, pour lequel le candidat François Hollande s’était engagé durant sa campagne, « ne pourra être lancé qu’après l’évaluation complète du premier PNRU, après la réforme de la géographie prioritaire et en fonction des marges de manœuvre que le gouvernement pourra dégager ».



