Inauguré en grande pompe mardi 3 avril 2012, l’Atoll, premier éco-parc commercial français, a attiré près de 60 000 visiteurs dès son premier jour d’ouverture, à Beaucouzé près d’Angers.
L’Atoll se présente comme une enceinte circulaire percée de deux entrées menant à un parking central entouré de verdure (avec des accès vers un parking souterrain). Il est en partie inclut dans la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du Buisson.
Plan de la ZAC du Buisson (Crédit : Ville d’Angers)
Pensé par la Compagnie de Phalsbourg, opérateur spécialisé dans les zones commerciales d’entrée de ville et conçu par les architectes Antonio Virga et Vincent Parreira, ce pôle d’enseignes (91 000 m² SHON), concept architectural inédit, propose une solution d’intégration de la fonction commerciale périphérique dans une architecture spectaculaire et unificatrice.
Il s’agit du tout premier éco-parc commercial en France. Ce statut a été décerné notamment pour : la prise en compte du bruit, la galerie fermée et réservée aux livraisons, la gestion des eaux pluviales, les panneaux solaires photovoltaïques, et la bonne isolation thermique.
Sur une surface de vente de 71 000 m², l’Atoll concentre toutes les composantes de l’équipement de la maison (du bricolage aux arts de la table, en passant par le mobilier, les tissus d’ameublement, le linge de table, la décoration, la lustrerie, l’électroménager ou encore la hifi) et propose également une offre d’enseignes de prêt-à-porter ainsi qu’un pôle de restauration. Il s’adresse à une zone de chalandise de plus de 800.000 personnes répartis sur 5 départements.
Détail des commerces de l’Atoll (© Compagnie de Phalsbourg)
Bousculant les codes habituels, cet éco-parc propose une toute nouvelle expérience. Conçu comme un véritable lieu de vie, l’Atoll favorise le « one stop shopping » en permettant aux visiteurs de garer leur véhicule (2.700 places de parking) et d’effectuer leurs achats à pied ou à bord des navettes électriques qui font le tour du centre.
Pour Philippe Journo, dirigeant de la Compagnie de Phalsbourg : « Ce succès montre l’appétence des consommateurs pour le commerce de périphérie dès lors que celui-ci est basé sur une vision sans concession, faite de qualité architecturale, de paysagement et de service à la clientèle. Avec L’Atoll, nous avons le sentiment d’avoir franchi un nouveau cap. »
Le coût de ce temple du consumérisme édifié sur 22 ha est de 128 millions d’euros et le label «Valorpark », qui atteste la conformité de la réalisation d’un parc d’activités commerciales à des critères d’aménagement de qualité.
Infos pratiques
Les horaires
L’Atoll sera ouvert tous les jours sauf le dimanche de 9 heures à 20 heures. Jusqu’à 22 heures pour la restauration.
Les accès
- En bus : la ligne 4 d’Irigo est prolongée jusqu’à L’Atoll. Un service exceptionnel est mis en place au départ du centre-ville (Foch Maison Bleue). Navette toutes les 20 minutes les 4, 5 et 6 avril.
La ligne 21 dessert la commune les dimanches et jours fériés.
- En voiture : L’Atoll se situe le long de la D323 à Beaucouzé. Direction Segré – Rennes.






C’est la recréation d’un monde clos, centré sur lui-même, à l’image des Tulous en Chine. Ce sont des constructions circulaires, fermées sur l’extérieur, dont la seule ouverture est la ported’entrée, conçues pour se protéger de l’ennemi venant de l’extérieur et du froid porté par les vents de la montagne.
A Beaucouzé, il s’agit de faire venir, en gardant les gens, pour les inciter à rester sur place, à « jouir de la vie », loin de la nature, en recréant un « éco-parc », alors que les champs en dehors existent encore à l’extérieur.
Une aventure intéressante à suivre. L’inauguration a provoqué un afflux jamais vu de visiteurs sur Angers et sa périphérie…
Belle plaquette publicitaire que votre article…
Comment pouvez-vous reprendre ce terme d' »éco-parc » ?
Parc oui, pour consommateurs en voiture. Eco, que nenni! Il n’y a rien d’écologique là dedans. C’est encore un projet de promoteur immobilier, ancré dans les années 80 et dévoreur d’espace.
Cette soucoupe pourrait éventuellement être qualifiée d' »éco-parc » si elle était reliée à des transports en commun efficients, si elle était intégrée au plus près de la ville, en requalifiant les innombrables autres zones recouvertes de boîtes à chaussure et surtout, si elle ne participait pas à l’artificilisation exponentielle de notre territoire.
Ce ne sont pas trois panneaux solaires et deux arbres chétifs qui y changeront quoi que ce soit.
Bravo Guillaume
Tout à fait d’accord, quelle misère …
Ils auraient pu au moins respecter leurs images de projet et végétaliser la toiture de ce monstrueux temple de la consommation…. Même si ça représente une grosse dizaine d’hectare c’est presque anecdotique dans l’océan d’imbécillité court-termiste qui sous-tend ce genre de projet… mais ça aurait été un peu plus jolie. On est bien loin de la « ville durable »
http://vraiment-ailleurs.eklablog.com/
2700 places de parking et 5000 à 15000 visiteurs/jours ? Embouteillages garantis… Pour l’avoir testé, je réfléchis à 2 fois avant d’y aller ! Castorama a-t-il vraiment gagné à ce déménagement ? Faire couper des planches et descendre le chariot au parking 2ème sous-sol est une vraie partie de plaisir, pour ne citer que cet exemple… Et venir avec une remorque relève de l’inconscience ! Par contre je salue l’implantation d’Alinéa, cela manquait sur Angers. Mais pour en revenir au pb du stationnement pourrait-on avoir une page Web qui donne en temps réel les places disponibles ? cela éviterait des déplacements inutiles et des crises de nerf…