L’inauguration des nouvelles gares TGV à Haute Qualité Environnementale (HQE) de Besançon et Belfort a eu lieu de jeudi 1er décembre 2011. Un évènement majeur pour la SNCF qui dévoile là ses gares nouvelles générations dans lequel le développement des énergies renouvelables est devenu le maitre mot.
Crédits photo © Julia Z.
L’équipe SNCF lors de la journée d’inauguration
Voir l’article sur l’inauguration de la gare Besançon Franche Comté TGV en photos
Voir l’article sur l’inauguration de la gare Belfort – Montbéliard TGV en photos
Retour sur cette journée avec présentation du déroulement des deux inaugurations et les chiffres clés des nouvelles gares TGV.
Au programme de la journée :
- Départ dans un TGV tout neuf de Paris – Gare de Lyon en direction de Besançon – Franche Comté TGV sur un site de la commune d’Auxon, à environ 10 km de Besançon.
– Visite guidée de la gare Besançon Franche-Comté en compagnie de la Ministre Nathalie Kusco Morizet, de Guillaume Pepy (Directeur de la SNCF), Sophie Broissard (Directrice de Gares & Connexions) et Jean Marie Duthilleul (Architecte des gares SNCF – Arep).
– Trajet en TGV entre Besançon et Belfort Montbéliard, sur le site de la commune de Merou.
– Visite de la gare TGV Belfort Montbéliard
– Retour sur la gare Paris – Gare de Lyon
Interview de Jean Marie Duthilleul
Besançon- Franche-Comté TGV et Belfort-Montbéliard TGV, deux gares hors agglomération, résolument nouvelles et loin des modèles urbains du 19e siècle. Existent-ils selon vous des éléments incontournables « gare », des marqueurs de cet univers si particulier ?
Une gare assure une transition, progressive, entre un lieu situé dans une géographie, une histoire, une société, une culture locale et la magie du voyage. La gare reste un bâtiment « passeur » d’un monde à un autre, à la fois terriblement ancré dans l’identité d’un lieu et en même temps ouvert sur l’ailleurs.
La dimension éco-durable est sur toutes les lèvres, de toutes les communications. Un thème qui a porté vos projets ?
Comme ces gares sont ancres dans un territoire local, elles sont, par essence même, en harmonie avec le lieu. Elles naissent de l’analyse progressive du lieu et de la rencontre de l’infrastructure ferroviaire avec ce lieu. Donc tout ce qui, dans le concept éco-durable, tient du rapport aux éléments, au climat, à la géographie, à l’environnement… Tout cela est bien sur pris en compte. Au-delà, on a voulu que ces gares soient emblématiques d’une époque où la société tout entière reconnait (enfin !) que les bâtiments qui accompagnent ces activités doivent être respectueux des ressources naturelles, de la terre, des générations futures. Ainsi, on a pu dans ces gares, aller au-delà de cette simple inscription minutieuse dans les lieux mais aussi être actif dans la production d’énergie renouvelable : chaudière bois, géothermie, énergie solaire… Ce qui combiné avec une conception de la gare, de son inertie, de son enveloppe, de son isolation en fait des bâtiments certifiés HQE.
Un autre thème récurrent, celui de l’intermodalité. Est-ce une contrainte que cette dimension, une entrave à l’esthétique de vos gares ?
Gérer l’intermodalité : c’est la fonction première d’une gare. La gare est faite pour que les gens aillent du train vers tous les autres modes de transport d’un territoire et réciproquement. Par définition, c’est une plateforme permettant d’aller à pied d’un mode à l’autre. L’intermodalité n’est donc pas un thème mais la fonction même de la gare. Bien sûr, lorsque l’on travaille sur une gare, nous avons des objectifs d’usage très forts. D’une part, c’est de pouvoir aller confortablement et simplement du train à un autre mode ; d’autre part, c’est de trouver sur ce chemin, l’ensemble des services utiles au voyage ou au quotidien, qu’on puisse utiliser ces services en ayant beaucoup de temps ou très peu, qu’on soit en famille u en voyage d’affaires. La prise en compte de la diversité de ces usages fonde la conception même de la gare. Elle exprime cela et c’est ce qui en fait une esthétique. La gare est une esthétique des flux, des mouvements. Quand on dit esthétique, c’est à fois une foule qui se met en scène elle-même et un paysage, un territoire qui se met en scène pour cette foule-là. C’est également l’esthétique de la rencontre de l’être aimé avec celui qui l’attend. Et toute l’architecture de gare est fondée sur cette mise en valeur des foules et des individus dans la gare. Source : Gares & Connexions



