L’architecte Wang Shu est né en 1963 à Hangzhou, ville de 8 millions d’habitations à 200 km au sud de Shanghai. En 1997, il y fonde son agence d’architecture baptisée Amateur Architecture Studio, avec sa femme Lu Wenyu.
Le nom de son agence n’est pas vide de sens, Wang Shu appartient à une troupe de jeunes architectes chinois qui s’émancipent des grandes agences publiques d’architecture héritées de l’époque communiste et qui monopolisent toujours la production.
Mais les temps changent. De jeunes architectes, souvent formés aux États-Unis, s’inscrivent en contre et créent des agences « à l’occidentale » pour affirmer une nouvelle pratique, inventive et critique, de l’architecte. Il se fait vite découvrir pour son talent unique et dès 2007 il remporte le Prix de l’architecture durable. Un titre qui lui offre la reconnaissance de toute la société chinoise. Son univers s’inscrit dans une architecture durable, car elle se veut profondément humaniste, réaliste et intégrée à son environnement, une architecture qui travaille sur le terrain. Jeune homme aux multiples casquettes, architecte mais aussi auteur, enseignant et philosophe, ses bâtiments sont pensés à travers le prisme de l’humain et de sa mémoire.
Il prône une urbanisation qui n’oublie pas les populations et la culture dans sa course au progrès. « J’étais écrivain avant de devenir architecte et l’architecture n’est qu’une part de mon travail. Pour ma part, l’humanité est plus importante que l’architecture, et l’artisanat plus important que la technologie. » Cette phrase résume à elle seule la personnalité de l’architecte chinois Wang Shu.
Récompenses
- 2007 : Prix de l’architecture durable
- 2012 : Prix Pritzker
Ses principales réalisations
Architecte du nouveau campus de l’école nationale des Beaux-Arts de Hangzhou, Wang Shu l’a construit en récupérant les matériaux des vieux quartiers que la ville démolit sans état d’âme au même moment. Les belles tuiles et les pierres ont été soigneusement réutilisées, dans une architecture qui, comme tous les projets de Wang Shu, est fondée sur la quête d’une identité moderne pour la Chine qui ne nie pas sa propre civilisation. La conception de ce campus est considéré comme le début d’une réforme. Le choix des thèmes est dirigé par la culture de la construction traditionnelle et de son prolongement: la prise de jardin, la construction, le recyclage des matériaux de différenciation, et la réutilisation.
(Crédits photos : Lv Hengzhong)
Le musée d’Histoire de Ningbo en Chine (Crédits photos : Fu Xing)
Des tours à Hangzhou, sa ville natale (Crédits photos : Lu Wenyu)
La bibliothèque du collège de Suzhou (Crédits photos : Lu Wenyu)
Les cinq maison dispersées : En utilisant des matériaux recyclables issus de la récupération et l’artisanat local, Wong Shu réussit à faire le lien entre ancien et moderne. Il réalise ainsi un nouveau type d’habitation qui n’oublie pas sa culture passée. Ecologiques dans leurs matériaux, économes en énergie et synthèses entre différentes techniques de construction, elles n’oublient pas l’esthétique. Une démarche saluée dans ces termes par l’Holcim Awards 2005 pour l’Asie Pacifique. (Crédits photos : Lu Wenyu)

La maison en céramique : Des lignes pures, une transparence sur une surface de 130 m2, elle allie des matériaux traditionnels récupérés dans un bâti intégré à son environnement qui met en valeur la céramique. (Crédits photos : Lv Hengzhong)










