Eden Bio est le projet de la densification d’un îlot faubourien typique de l’Est parisien imaginé par l’architecte français Édouard François, à deux pas de la place de la Nation dans le 20e arrondissement.
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Crédit photos : www.edouardfrancois.com
Trois idées ont guidé ce projet.
La première est celle du respect des lieux, de son histoire à la « Doisneau ». Des bâtiments sont là, pleins de vie et dénués de toute prétention ou d’ordonnancement. Certains sont bas, d’autres hauts. Des impasses étroites et fines, mémoire du passé maraicher des lieux, interrompent l’alignement sur rue et dessinent la parcelle, pour autant de vues de verdure à donner à lire sur un cœur d’îlot ensoleillé.
Ne pas construire sur rue, maintenir les alignements disparates faubouriens, respecter les venelles comme desserte de l’ensemble… Le programme s’est vite dessiné.
Un grand immeuble prend forme en cœur d’îlot, végétal il se donne à lire comme une masse boisée. Autour, de petites maisons de ville s’alignent parées de tous les matériaux que l’on trouve habituellement en intérieurs d’îlot : bois brut, parpaing, tuile mécanique, zinc, béton brut nous serviront de parements. Eden Bio sera fait de ces matières disparates, sans oublier la nature qui est notre dernier point.
La deuxième idée est celle des dessertes. En intérieur d’îlot on ne trouve pas de hall « bourgeois » mais des portes d’entrées individuelles qui s’ouvrent directement dehors comme autant d’expressions d’individualité. Facile à réaliser pour les maisonnettes, cette idée a guidé la distribution de l’immeuble central. Des escaliers droits extérieurs s’élèvent, décollés des façades végétales, pour desservir à chaque palier deux logements traversants. De part et d’autre de la barre centrale, le dispositif est reconduit pour atteindre tous les logements.
La troisième idée est celle de la place de la nature pour habiter les recoins de cette composition villageoise. Non pas des jardins dessinés et paysagés mais autant de friches faites de plantes venues seules coloniser les coins et les recoins. Pour ce faire, le sol originel de la friche urbaine a été remplacé par un sol organique profond, bio, certifié Demeter. La moindre graine venue des vents explose sur ce sol aux vertus exceptionnelles. Trois ans après la livraison, partant d’un sol entièrement nu, des ailantes de plus de deux mètres de haut accompagnent des buddléias, l’herbe à papillon. Seules les glycines qui envahissent la structure bois en échafaudage des escaliers ont été intentionnellement plantées. De quelques centimètres lors de la plantation, elles mesurent plus de six mètres aujourd’hui.
Pour finir et honorer le passé maraicher des lieux, deux serres horticoles ont été construites. Elles abritent les boites aux lettres et les locaux poussettes et vélos. Sans doute les plus petits bâtiments jamais construits sur rue à Paris. Dedans poussent des vignes qui envahissent tout le volume des serres.
En 2009, elle a été nominée au Prix de l’Équerre d’argent ainsi qu’au Prix Mies Van der Rohe.










Mouais; sympa mais pas super pour les gens à mobilité réduite… sauf si certains aménagements en ce sens ne sont pas visibles sur vos photos.