Le futur des espaces publics à La Défense en 2020 : toutes les images

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Plan Guide des espaces publics à La Défense : une vision stratégique pour le quartier d’affaire de La Défense.

L’objectif du nouveau Plan Guide a été de concevoir un nouveau plan directeur, appelé à être le document de référence pour l’ensemble du site (160 ha) et répondre à des questions face à l’espace public à la Défense – espaces verts, infrastructures urbaines, système de rue, transport, évolution du site.

Le Plan Guide a été élaboré par l’agence AWP (Marc Armengaud, Matthias Armengaud, Alessandra Cianchetta).

En 2013, le parvis de la Défense devient un lieu d’exposition sur les espaces publics en 2020 : cliquez ici pour voir notre reportage photos complet lors de l’inauguration de l’exposition

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Le plan-guide se développe autour de la question du climat des espaces publics : sur et plus originalement sous la dalle de la Défense. Un outil unique dans son mode de conception, son étendu et son partage entre tous les acteurs du site, permettant au quartier de la Défense de donner une nouvelle impulsion à l’attractivité de ses espaces publics.

4 thèmes forts structurent les 2000 pages d’expertise de ce document :

  • s’intéresser au dessous et faire muter la mobilité au sien du site
  • renforcer et terminer le Grand axe
  • venir investir les 100 000 m² nichés au sein et en pourtour de la dalle
  • faire émerger une nature pour tous les types d’urbanité (la dalle, le dessous, les espaces en attente de projets…)

 

POURQUOI UN PLAN-GUIDE ?

– 2009 : début de l’activité opérationnelle de Defacto, établissement public de gestion de la Défense avec pour mission la gestion, la promotion et l’animation des ouvrages et de l’espace public dont il est propriétaire

– 2010 : Defacto se dote de nouveaux objectifs et ambitionne de donner un nouveau visage à la défense et décide de mettre en place une démarche de «plan guide» des espaces publics de la défense, un guide de gestion et d’actions

– 2011 : lancement du concours

– Juin 2011 : le concours est remporté par le groupement pluridisciplinaire mené par l’agence AWP (Marc Armengaud, Matthias Armengaud, Alessandra Cianchetta), architectes urbanistes-paysagistes, basée à Paris

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A QUOI ÇA SERT ?

Connaître les espaces publics
> une base de données globale, actualisée, légendée et référencée de tous les espaces publics de la Défense tant en surface qu’en sous-sol
> un document inédit pour la défense
> Onze thématiques différentes d’analyse de l’espace public

Gérer les espaces publics
> un sens et une logique à la gestion des espaces publics de la Défense
> un outil de gestion et de prospection partagée, pour Defacto et pour ses partenaires

Programmer les actions sur l’espace public
> avoir une visibilité à 20 ans des actions à entreprendre sur les espaces publics
> une hiérarchie des priorités d’actions sur les espaces publics du site
> pouvoir planifier les actions sur l’espace public dans le temps
> un guide à la rédaction de cahier de charges pour de futurs maîtrises d’œuvres de l’espace public

Projeter une vision de l’avenir
> redonner aux espaces publics de la Défense son «premium»
> permettre une nouvelle attractivité du site par ses espaces publics
> remettre le site dans les problématiques contemporaines de l’espace public
> faciliter l’accès à la dalle pour tous

Les perspectives sur les espaces publics de la Défense en 2020

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Vues de nuit sur le parvis de la Défense

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Les commerces

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Les réflexions sur les usages de l’espace public et du mobilier sur et sous la dalle de la Défense

De la réflexion sur une évolution du rapport au « climat » de la Défense (se protéger du vent), on peut évoluer vers une vision générale des qualités d’espace public.

– Créer des « oasis premium » sur/sous/autour de la dalle, pour définir la défense comme écrin de nouvelles relations entre nature et urbanité.

Le « futur » ne doit pas s’affirmer que dans les architectures : paysagistes, designers et artistes sont porteurs de nouveaux langages d’hybridation dont la Défense pourrait être la scène privilégiée. C’est un étrange paradoxe que ce soit dans Paris intramuros que soient en train de se développer les hybridations ville/nature les plus marquantes de la région, dans une ville ancienne, compacte et presque entièrement muséifiée.

La Défense a un potentiel beaucoup plus important d’évolution vers une « post-nature urbaine » exemplaire. Le souvenir qu’on emporterait de la Défense, serait l’expérience de climat, nécessairement contrasté et innovant, et plus accueillant que l’immense minéralité qui en est aujourd’hui l’image et la réalité.

– Travailler le motif de la profondeur au sens littéral : habiter les parkings et les épaisseurs et les liaisons avec le pourtour. Mais aussi au sens d’un positionnement moins immédiatement marketing : la Défense a besoin de s’imposer comme figure consistante, et pas seulement comme empilement de logiques disjointes, et concurrentes.

– Déplier la Défense dans ses épaisseurs. Faire commencer l’espace public dans les profondeurs, diffuser cet esprit dans toutes les voies d’accès et essayer de trouver des échos dans les halls et les façades des tours. En apportant une attention toute particulière aux marqueurs de liaison et de mise en relation : seuils, repères, correspondances visuelles…

Le musée, les natures hybrides et les scènes événementielles peuvent se diffuser en sous-sol. La nuit comme révélateur critique de la valeur des espaces publics et fil conducteur d’un rapport renouvelé au grand quartier de la Défense : nature artificielle, expériences urbaines, scènes, flexibilité temporelle…

Il y a également de nouvelles pratiques (avec le stade) à encadrer, stimuler et capitaliser. Penser et agir à partir du temps, des flux, et des interactions. Il y a par exemple assez de parkings pour absorber beaucoup plus de visiteurs nocturnes que la dalle n’en accueille. Une partie cruciale de cette stratégie nocturne doit rester éphémère (cf. biennale de design) avant de trouver ses formes privilégiées et stables.

Faire évoluer la notion d’art dans l’espace public, et plus largement celle du mobilier : vers la ville 2.0 et des modes d’appropriation partagés/interactifs : la dalle est une scène extraordinaire, il faut continuer à développer sa capacité à accueillir des pratiques culturelles vivantes. Moins que d’édifier des œuvres sur le mode unique de la sculpture, peut-être faut-il aller vers une mise en scène artistique des dimensions (prisme) de ces espaces publics pour y faire surgir des pratiques ou des significations artistiques.

La dimension nocturne de certaines œuvres pourrait s’inscrire dans le devenir nocturne de la défense, ainsi que dans les réflexions sur les évolutions ville 2.0.

La nuit

La nuit commence sous la dalle (de manière péjorative dans la pénombre des parkings) et se termine dans les tours (comme sculpture célébrant les grandes enseignes qui les occupent). C’est dans les espaces ouverts qu’elle est le moins caractérisée. Contraste entre la présence nocturne et la réalité des activités.

L’unique boîte de nuit a fermé, la terrasse du toit de la grande arche ferme avec les horaires de bureaux, les cafés tirent le rideau plus tôt que dans paris et aucun n’est conçu pour une sociabilité nocturne… Les personnels nocturnes d’entretien sont par exemple complètement exclus de l’urbanité de la Défense.

 

Préconisations d’aménagement des espaces publics : sur et sous le parvis de la Défense

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QUE TROUVE-T-ON DANS LE PLAN GUIDE ?

Le plan guide comme une boîte à outil partageable et un outil de gestion et d’expertise des espaces publics.

Le plan-guide est d’abord un plan dessus/dessous sur l’ensemble du périmètre OIN (Opération d’Intérêt National) envisageant le site existant comme une réhabilitation et généré autour d’une légende tricolore basée sur un diagnostic de l’existant : gris, l’existant est acceptable et non prioritaire ; bleu, l’existant est patrimoine mais en mauvais état il faut selon les cas l’amplifier, le restaurer ou le transformer ; enfin jaune, l’existant n’est plus acceptable et il faut oser créer un nouveau projet.

Les interventions sont ensuite organisées par périmètres de programmation : chaque périmètre a été créé de manière à s’adresser au bon acteur concerné (Defacto, villes, Epadesa) et à prendre en compte les situations d’interface avec les projets en cours.

Au total plus de 200 périmètres d’interventions sur l’espace public de la défense, de surface et niveau d’intervention variables. Les interventions sont ensuite temporalisées en trois temps en fonction de la priorité d’action, mais également dans un souci de profiter des situations de projet de tous les acteurs du site. Un premier temps, court, situe des interventions qui ont déjà commencé et pendant les 5 premières années.

Cette temporalité privilégie les situations où un acteur unique peut agir ou bien en réaction à une situation en cours. Les deux autres temporalités, de 5 à 10 ans et 10 à 20 ans, regroupent des situations plus lourdes, avec de nombreuses interfaces d’acteurs, comme la super gare de mobilités douces au centre. Enfin, des fiches de préconisations accompagnées d’un ratio budgétaire programmatique accompagnent chaque périmètre, comme des « fiches de lots d’espace public » conçues pour les acteurs et futurs maîtres d’œuvres du site.

Au total, plus de 1500 pages déclinant les préconisations thématiques du plan-guide, un système de navigation permettant à un acteur de n’avoir à lire que 10 % de l’étude.

Équipe de conception

Mandataire : AWP, agence de reconfiguration territoriale (Marc Armengaud, Matthias Armengaud, Alessandra Cianchetta / associés)
(Laureline Guilpain ; Charles Bouscasse, Denis Brochard, Bérénice Gentil, Amine Ibnolmobarak, Joseph Jabbour, Clara Lamerre, Miguel La Parra Knapman, Noel Manzano, Maya Nemeta, David Perez, Chloé Raillard / équipe)
Co –traitants : HHF architectes (Simon Frommenwiler, Simon Hartmann, Tilo Herlach / associés ; Pierre Escobar / équipe), LEA (Laurent Fachard), JONCTION (Christian Morel, Daniel Baudouin), GRONTMIJ Séchaud & Bossuyt (Sami Salam)
Maitrise d’ouvrage : Defacto

Crédits
Images et plans : © AWP
Rendus perspectives : © AWP, sbda

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One Comment;

  1. France said:

    Très beau projet ! Hâte d’être en 2020 ! :)

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