Polémique sur un projet de centre culturel et religieux russe orthodoxe sur le quai Branly à Paris

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Le projet de construction d’une église orthodoxe russe au pied de la Tour Eiffel à Paris fait actuellement couler beaucoup d’encre. En effet, suite à la décision prise en 2010 de construire ce monument religieux dès le début de l’année 2012, Bertrand Delanoë s’y oppose aujourd’hui fermement.

Crédit images : Sade et Arch Group

Parmi les 110 projets en compétition à l’époque, c’est l’équipe d’architectes franco-russes – Sade et Arch Group -, menée par l’Espagnol Manuel Nunez Yanowsky, qui avait été retenue devant celui des cabinets français Wilmotte et russe Mosproekt, classé deuxième et celui de Frédéric Borel, troisième. Son «centre spirituel russe», est composé d’une église orthodoxe qui devrait être érigée près de la Tour Eiffel et d’un centre culturel dont l’allure générale reste très traditionnelle et se soucie peu de son environnement urbain.

Fin janvier, la Fédération de Russie a déposé à la préfecture de Paris une demande de permis de construire du projet sur le site de l’ancien siège de Météo France. Depuis, le Maire de Paris reproche au futur bâtiment son « architecture pastiche ». Il n’est cependant pas opposé à la construction d’une église orthodoxe sur les bords de Seine, mais revendique l’appartenance du site au patrimoine mondial de l’Unesco. D’autres projets, non retenus, étaient à ses yeux plus adaptés à l’urbanisme parisien de ce quartier. Selon ses propos, le projet a été conçu par les Etats français et russe, sans l’accord de la Ville de Paris.

Plan du site choisi

Le projet proposé par Sade et Arch Group

Le bâtiment envisagé, surmonté de 5 dômes dorés surplombant une résille de verre, culminerait à 27m. Le complexe, d’une surface de 4000 m² à l’angle du Quai Branly et de l’Avenue Rapp, devrait être composé d’une église et d’un centre culturel et doté d’un jardin ouvert au public. Le coût total du projet évalué à 34,5 millions d’euros, est financé par la Fédération de Russie et des mécènes.

Pour faire trait d’union entre tradition et modernité, les architectes avaient imaginé un toit recouvert d’un immense voile en verre qui retombera en façade photovoltaïque sur le bâtiment culturel, à l’arrière de l’église.
Lumière et transparence sont omniprésentes, des murs du centre culturel jusqu’aux bulbes vitrés des clochers de la cathédrale qui, la nuit, s’illumineront d’une lueur dorée.

Propos des architectes du projet

L’idée principale du complexe architectural est d’employer l’architecture d’église traditionnelle dans un complexe moderne, culturel et religieux. L’élément unificateur est une verrière transparente, qui descend des dômes de l’église, couvre le jardin, et se penche dans le bâtiment d’angle reconstruit. En reliant toutes les parties du complexe, la verrière lui donne une certaine homogénéité, ce qui reflète le fait que les fonctions religieuses et laïques sont ici combinées.

L’église est située à l’endroit où le ruban de la canopée et le ruban du jardin se rejoignent dans le bâtiment d’angle. Au milieu du site, une nouvelle allée pavée de larges dalles de pierre et bordée de pelouse, est aménagée. Cette allée crée un passage à travers le quai Branly, la rue de l’Université, donnant accès à toutes les parties du complexe culturel et religieux.

Perspectives sur le projet

Plan de la verrière et du site du complexe culturel et religieux

Coupe de la façade vue du Quai Branly

Coupe de la façade vue de la rue de l’Université

Le projet de Frédéric Borel souvent comparé et préféré pour sa modernité

 

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