François Grether remporte le concours pour le réaménagement des berges de la Maine à Angers

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L’atelier d’urbanisme François Grether et le bureau d’études Phytolab ont été retenus le 2 avril 2012 pour l’aménagement des berges de la Maine à Angers, un projet d’envergure pour les 25 prochaines années.

L’atelier d’urbanisme de François Grether avait déjà été retenu pour dessiner le quartier La Confluence à Lyon.
Le financement global du projet est estimé à 110 000 million d’euros par la mairie d’Angers.

Crédits images © Grether

Le projet retenu repose sur l’importance de retrouver le contact physique avec le développement d’activités de barques, de sports nautiques. Concernant la route, il défend l’idée de conserver deux voies en surfaces côté ville avec notamment le transfert du trafic sur une avenue urbaine avec transports en commun, plus haut, au pied du château d’Angers.

L’équipe Grether était en concurrence avec les équipes Reichen et LIN. Son projet est celui qui a le plus séduit la majorité car il répondait aux attentes des habitants. Les Angevins qui ont participé à l’exposition de présentation des trois propositions d’aménagement des Berges de Maine ont pu participer à la concertation en remplissant des grilles de lecture concernant les critères de faisabilité du projet.
Ce qui a plu dans la présentation du groupe Grether, c’est l’attention portée au respect de l’histoire et de l’architecture angevine. L’équipe propose un aménagement en plissé des rives favorisant la cohabitation entre les différents usages et usagers, et il propose aussi de renforcer la force de la nature dans l’aménagement angevin.

La ville de Paris a néanmoins ajouté des conditions au projet de Grether afin que celui-ci remplisse parfaitement le cahier des charges proposé par la Mairie. La question de la qualité de l’eau demande à être approfondie, l’élargissement et le renforcement du caractère urbain des aménagements devraient être retravaillé. La nécessité d’une connexion directe à la gare a aussi été abordée. De multiples interrogations qui devraient être de nouveau étudiées afin que le projet puisse se mettre en place rapidement.
Cette décision a tout de même essuyé quelques remontrances. Parmi celles-ci, la question du financement a fait débat. La minorité du Conseil Municipal a souligné un bon projet, mais trop prématuré et bien trop coûteux pour les Angevins.

Pour résumer, tout reste à faire, à caler, à planifier, à étudier, à séquencer… et à imaginer encore au regard de l’évolution des modes de vie, des contraintes financières, de l’environnement, de la faisabilité technique pour tout ce qui touche à l’hydraulique notamment.
La suite des opérations va consister désormais à élaborer un plan-guide où sera consigné le timing des opérations. Celui-ci, élaboré pour trois ans, sera renouvelable trois fois. Il visera entre autres points à inscrire les actions, à les échelonner dans le temps, et à poser les règles architecturales.

Plan masse du projet Grether

Les autres projets en compétition

L’équipe LIN

La caractéristique forte de la proposition formulée par l’équipe réunie autour de Finn Geipel est la volonté de réintroduire de la diversité, en cassant les territoires monofonctionnels qui entourent la rivière. Ainsi, elle propose un territoire urbain diversifié (« Territoire intense / territoire léger »), alternant la densité et la compacité aux bons endroits, contrastant avec des espaces plus ouverts en d’autres endroits, le tout avec un parti pris de flexibilité et d’évolutivité. Le projet paysager s’appuie quant à lui sur le caractère unique de la confluence pour « construire un paysage fluvial »plus multifonctionnel. Le but est d’élargir symboliquement et concrètement le lit de la rivière.

A signaler : un système de cheminement sur des pontons flottants.

© LIN

L’équipe Reichen

Bernard Reichen et ses partenaires affichent des orientations pour un projet permettant à la fois de « relier le Nord au Sud pour plus de rayonnement de la ville »et de « relier l’Est à Ouest pour accomplir la symbiose ‘ville nature’ ». Il affirme que le projet des berges de Maine sera un nouveau lieu pour la ville, mais avant tout un nouveau lien entre les quartiers, à la fois transversal et longitudinal. Le projet conçu doit être ouvert, et laisser toute sa place au faisceau majeur qu’est la rivière. L’équipe développe une dimension paysagère très forte, à la fois à l’échelle du grand paysage, qui doit pénétrer au cœur de la ville, et à celle de la proximité. Enfin, l’équipe affiche la volonté de passer de la ‘mobilité dans la ville’ à une ‘ville de la mobilité’.

A signaler : une autoroute «déjantée» avec des manèges et un immeuble en forme de blocs d’ardoises empilés.

© Reichen & Robert

 

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2 Comments

  1. Elisabeth Poulain said:

    Pour avoir participé activement à la concertation citoyenne, je peux témoigner du véritable « coup de coeur » entre les membres des groupe de travail-habitants pour le projet Grether, avec aussi, il est vrai, des éléments des autres projets:
    –  chez LIN, les chemins poétiques de l’homme en marche de Michel Desvignes, brillant à son habitude, lors de sa prise de paroles ou en dessin,
    – chez Reichen, sa vision de la ville en terme de gestion des fluxs automobiles…
       

  2. nature en ville said:

    et voilà les républicain anti piétons et vélos anti plus faible on détruit ce magnifique projet pour garder cette autoroute en plein centre ville d’Angers entre un château et une rivière merci et bravo à nos amis républicain.

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