La tour Shard, inaugurée en 2012, est devenue le plus haut gratte-ciel d’Europe. Imaginée par l’architecte Renzo Piano, elle atteint 310 mètres de haut.
Shard est une tour multifonction, elle accueille des bureaux, des commerces et des appartements de luxe, un hôtel cinq étoiles Shangri-La et quelques restaurant raffinés. Plusieurs plateformes panoramiques permettant de voir la ville à 360°C ont même été aménagées à 240 mètres de haut. Elles seront ouvertes au public.
Crédits images : Renzo Piano building workshop

Pour l’histoire, en 2000 un promoteur avait pour ambition d’ériger la plus haute structure de la ville. Pour que la ville accepte le projet dans un contexte peu enclin à l’architecture verticale, il dût faire appel à un architecte renommé et son choix s’est porté sur Renzo Piano.
Des plateformes panoramiques
Les plateformes panoramiques situées aux 68e, 69e et 72e étages se retrouveront à une altitude deux fois supérieure à celles des autres panoramas londoniens. On y contemplera une vue de Londres à 64 km tout en consultant des documents multimédia et en appréciant les bruits de la ville. Les jours de visibilité réduite, les visiteurs pourront découvrir sur des écrans les vues panoramiques de la capitale britannique qu’ils auraient pu voir par beau temps.

Une tour en verre pour plus de transparence
Les architectes ont souhaité que la tour bénéficie d’un maximum de lumière naturelle. Ils ont ainsi choisi de ne pas utiliser de verres teintés pour jouer avec la transparence de l’extérieur.
Selon les propos du chef de projet dans l’agence de Renzo Piano : «Un bâtiment ne sera jamais transparent. Nous voulions davantage de perméabilité et proposer une tour qui n’a rien à cacher, où la transparence est plus métaphorique que réelle. Notre intention n’était donc pas de réaliser un projet arrogant comme la Tour Montparnasse ; nous ne voulions pas poser un objet sur l’horizon. Nous avons, à l’inverse, recherché une attitude plus poétique».
Avec la hauteur, le bâtiment disparaît et l’inclinaison des parois reflète le ciel pour que l’ensemble semble léger.
Sa construction, au coeur du quartier de London Bridge, a suscité une levée de boucliers des défenseurs du patrimoine, notamment de l’association English Heritage, qui lui reproche « d’être au mauvais endroit » et de porter atteinte aux vues protégées sur la cathédrale Saint-Paul ou le Parlement. Même l’Unesco s’en est mêlé, jugeant qu’il nuisait à « l’intégrité visuelle » de la Tour de Londres, inscrite à son patrimoine mondial.

Un des appartements avec vue sur Londres
Le gratte-ciel de 558 millions d’euros a été financé à 95% par le Qatar.




Très bon article, avec des photos superbes qu’on apprécie encore mieux quand on lit les propos de Renzo Piano. Il parle de finesse, de poésie, de transparence, d’une volonté de non-arrogance…