Paris inaugure sa Cité européenne du Cinéma façon studios d’Hollywood, par Luc Besson

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La France vient d’inaugurer à Paris son premier temple du cinéma, imaginé par Luc Besson il y a plus de dix ans, et déjà surnommé Hollywood-sur-Seine. Une réalisation qui met fin à des années de sollicitation des plus grands acteurs français, pour qui l’absence d’un équipement de cette ampleur était tout simplement anormale.

En témoigne les propos de Christophe Lambert le soir de l’inauguration : « C’est la fin d’une bizarrerie. La France a le premier cinéma d’Europe mais c’était aussi le seul pays européen où il n’y avait pas d’infrastructures pour accueillir la production de films ».
Douze années après avoir été imaginée par Luc Besson, la Cité du cinéma, créée à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis a été inaugurée vendredi 21 septembre, ambitionnant d’être, avec ses neufs plateaux de tournage, ultra-modernes de 600 à 2100 m², et son école de cinéma gratuite, un futur « Hollywood-sur-Seine ».

Crédits images : Plaine Commune

Un complexe dernier cri sur une ancienne friche industrielle

Le site, celui d’une ancienne centrale thermique EDF à Saint-Denis construite en 1933 pour alimenter le métro parisien, dans le style Art Déco, offre l’avantage d’être situé dans un quartier populaire. Un quartier que Luc Besson avait découvert en tournant certaines scènes de Nikita (1990) et de Léon (1994).

Crédits images : Plaine Commune

L’ancienne centrale thermique EDF, dans le style art déco, abrite désormais 23 000 m² de bureaux (dont 19 000 m² dédiés à EuropaCorp), 11 000 m² d’activités de production cinématographique, 10 000 m² répartis en neuf plateaux de tournage et enfin 8 000 m² dédiés à l’école nationale supérieure du cinéma Louis-Lumière.

Le financement a été bouclé en 2008 : 180 millions d’euros tout compris, dont 150 millions pour l’achat du foncier, détenu à 100% par la société Nef-Lumière (Caisse des dépôts, groupe Vinci) et 30 millions pour la construction des plateaux de tournage, financés à 50% par EuropaCorp, à 25% par le producteur et homme d’affaires tunisien Tarak Ben Ammar, 25% par Euro Média group.

L’ancienne turbine électrique de l’usine EDF située au milieu du hall de La Cité du Cinéma, a été rebaptisée « La Machine à rêves » et peinte par les graffeurs Miser Pee, Kahink, Gergos, Konu, Gilbert P, Djalouz, Pesca, Caligr en partenariat avec Graff’art.

Un coup économiquement risqué pour Luc Besson ?

Quand on sait que même les films français se tournent de moins en moins en France, mais de plus en plus en Belgique, en Irlande, ou en Europe de l’Est, car c’est beaucoup moins cher, on peut s’inquiéter de l’avenir de la Cité du Cinéma. Et les Américains que Luc Besson rêve d’attirer en France ne viendront tourner à Paris que s’ils ont un intérêt financier à le faire, en d’autres mots une défiscalisation.

Au programme pour l’instant 

Cet été : une semaine de tournage pour Taken 2 (produit par Besson), trois semaines pour Les Schtroumpfs 2, et en ce moment, le nouveau Besson en tournage avec de Niro.

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